Archives de catégorie : SAMA

LA NEWSLETTER DU SAMA D’AVRIL 2020

COronaVIrusDisease(20)19. Que dire à ce jour ?
 Edito du Président 

Cher(e)s camarades,

Tout d’abord je formule des vœux pour que vous réchappiez, ainsi que vos proches, à cette épidémie de COronaVIrusDisease(20)19. Deuxième virus de l’espèce susceptible de provoquer des Syndromes Respiratoires Aigus Sévères SARS – CoV – 2.

J’aurais aimé vous revoir tous à l’AG du SAMA le 10 juin à Paris. A cette date le dé confinement « subtil » devrait être en cours mais je crains fort que les regroupements, surtout dans la capitale seront encore proscrits.

Pierre Saliou dont vous avez peut-être vu les interventions à la télévision a bien voulu nous donner ses commentaires éclairés sur cette pandémie et je le remercie vivement.

Au cours de ma carrière, sous différentes casquettes – d’aviateur, de compagnie aérienne, de conseil à l’industrie – j’ai été confronté à plusieurs crises sanitaires, SRAS 2003, Ebola 2014, MERS CoV 2019 et aujourd’hui le COVID-19.

A chaque fois c’est la panique chez les opérateurs aériens qui réclament d’urgence le désinfectant qui va bien pour traiter leurs avions. « Ce désinfectant est bien actif sur le COVID-19 ? Vous l’avez fait tester sur ce virus ? » Il faut alors expliquer que les laboratoires P3 qui ont la souche ont d’autres priorités comme celles d’étudier le génome du virus, de tester des médicaments ou des vaccins. Les tests d’efficacité des désinfectants ont été faits sur des souches plus anciennes de coronavirus dont la 229E qui provoque des rhinopharyngites hivernales chez l’homme depuis les années 60. Il ne faut donc pas être dupe d’arguments marketing comme « testé sur le coronavirus « , mais pour autant, le nouveau virus a comme ses cousins une enveloppe lipophile qui le rend sensible à la plupart des désinfectants dont ceux à base d’ammoniums quaternaires à concentration modérée. Bien sûr il s’agit de tests normés effectués en laboratoire, en conditions différentes de celles qui peuvent être rencontrées en réalité notamment pour ce qui concerne les souillures (sérum albumine et érythrocytes de mouton pour la norme), cependant un coefficient de sécurité est appliqué pour les concentrations en produits actifs. Il existe des guides qui présentent différents germes dans un ordre décroissant de résistance aux désinfectants. Ainsi un produit actif sur le H1N1 est réputé actif sur le corona.

Trop souvent, intuitivement, on peut penser que plus un virus est contagieux et agressif, plus il serait résistant à la désinfection. C’est loin d’être toujours objectivement vrai. Ainsi, le redoutable Ebola est relativement fragile. Lors de l’épidémie de 2014, pour que les équipages et même les équipes médicales acceptent d’aller en Guinée, il a fallu les assurer qu’ils seraient rapatriés dans leur pays d’origine s’ils venaient à contracter la maladie. Le problème principal fût le confinement et les caissons de transport. Dans l’armée de l’air française nous avions bien en stock quelques caissons NRBC mais ils n’avaient pas été sortis depuis longtemps et l’on s’est aperçu qu’ils n’étaient plus très étanches ! La quinzaine de malades évacués sur longue distance l’ont été avec des moyens essentiellement américains.

Pour la désinfection c’est l’eau chlorée qui a été utilisée en Afrique ; pas bon pour l’environnement ! Dans les structures hospitalières occidentales on avait pris, sans doute à juste titre, l’habitude d’utiliser les peroxydes et notamment l’acide péracétique auquel pas un germe ne résiste. Sauf que les cabines d’avion ne supportent pas les lavages à grande eau et surtout les agents corrosifs ! Pour être utilisé en aéronautique un produit doit être validé par Airbus et Boeing. De plus il doit être ininflammable, ce qui limite fortement l’emploi des alcools.

C’est compliqué mais on y arrive. Par exemple une association ammonium Q et aldéhyde pour les mycobactéries et spores qui sont particulièrement résistantes. A cette époque nous avions à transporter des tuberculoses ouvertes depuis Guantanamo (bagne américain à Cuba) et faire face à la psychose de la « poudre blanche » synonyme d’Anthrax !

Avec un industriel du traitement de l’avion qui avait un partenariat public/privé avec l’Université, nous avions pour objectif de proposer pour chaque cas un désinfectant adapté et utilisable en cabine d’avion. C’est alors que j’ai réalisé, au contact des virologues de VirPath Lyon, la complexité technique de la réalisation des tests d’efficacité. Ils sont même parfois impossibles, par exemple pour le virus de l’hépatite A. Il faut alors tester sur un petit virus nu légèrement plus résistant : un poliovirus. Si le produit est efficace sur ce dernier il sera réputé efficace sur celui de l’hépatite.

Après ces souvenirs personnels et considérations un peu techniques, je voudrais maintenant assurer de tout notre soutien nos camarades d’active et de réserve du SSA, aussi les volontaires qui se sont proposés de les aider. Ils sont fortement mobilisés dans les hôpitaux militaires d’infrastructure en métropole et dans les outremers ainsi que dans l’élément militaire de réanimation EMR mobile monté à Mulhouse. Sans oublier tous les personnels chargés des évacuations sanitaires par voie terrestre, aérienne ou maritime. Le SSA, seulement 1% des effectifs sanitaires du pays, démontre qu’il reste indispensable en situation de crise.

Enfin je n’oublie pas que d’autres personnels du SSA sont toujours très engagés au Sahel où se déroulent actuellement de nombreuses opérations militaires. Un autre virus, très contagieux et mortel, se répand rapidement au nord Mali près de la frontière nigérienne. Il atteint le cerveau de jeunes adolescents en complète déshérence.

L’apocalypse d’aujourd’hui peut être la chance de demain aurait dit un philosophe.

Bien amicalement.
Dr Gérard DESMARIS 

LA NEWSLETTER DU SAMA DE MARS 2020



               
LA PENSION MILITAIRE, UNE SPÉCIFICITÉ ?
 Edito du Président 

Cher(e)s camarades,

Le projet de réforme des retraites suscite toujours beaucoup d’inquiétude. Chaque jour apporte son lot de déclarations, de vraies ou fausses nouvelles ajoutant à la confusion.

Une certitude, aucun de nos adhérents ne sera impacté. Si j’osais, je dirais avec provocation « malheureusement ». En effet notre syndicat ne se renouvelle plus et depuis trop longtemps. Il n’empêche, le SAMA, par solidarité intergénérationnelle continue à se saisir du sujet des retraites. Il faut saluer la persévérance de notre président d’honneur Bernard Lefèbvre qui a participé jusqu’à ce jour aux débats du CPRM et au conseil d’administration de la CNMSS en tant que membre de la commission du CSMF.

Ce mois-ci nous allons nous intéresser  à nos jeunes camarades militaires.

Dans ses vœux aux armées, le Président de la république a insisté : « Quand on est militaire, on ne touche pas la retraite, on a une pension, c’est différent. »

C’est historiquement exact.

Dès 1670, l’institution de l’Hôtel des Invalides offre un lieu d’accueil aux soldats blessés ou trop âgés. La protection s’élargit, en 1764, avec la création d’une pension de vieillesse pour les militaires.

La Révolution française reprend l’héritage monarchique avec rationalité. Les lois des 22 août et 14 décembre 1790, prévoient l’accès à une pension à compter de l’âge de 50 ans (60 dès 1806) et après 30 ans de service.

La pension des militaires, « irrévocable, incessible et insaisissable », équivaut en principe à cette époque, au quart de la solde, son montant, calé sur les grades, prend en compte les campagnes et les blessures.

Qu’en sera-t-il demain ?

Une association nationale militaire acquiesce : «  il ne s’agit pas d’une retraite mais d’un mécanisme de revenu différé en contrepartie de nos contraintes spécifiques…astreinte permanente, éventualité du sacrifice suprême. »

Elément phare d’attractivité, cette pension est au cœur du modèle de gestion des ressources humaines des Armées. Il a été bâti sur une logique de flux pour s’assurer de disposer en permanence de soldats jeunes. A cet égard, souligne le CSFM dans son avis, l’article 47 du projet de loi ″fragilisera″ ce modèle et gommera la spécificité de la pension militaire telles que définie dans l’article 55 du Code des pensions civiles et militaires.

″Le conseil désapprouve les dispositions restrictives voir le recul significatif dans plusieurs domaines et la persistance d’incertitudes concernant le devenir des pensions militaires: ouverture des droits, réversion, modalités de calcul, cotisations employeurs, pensions minimales garanties, emploi des réservistes, disparition de la pension à jouissance différée…″.

Le coup de grâce suit. ″Le CSFM ne peut, en ce qui concerne la condition militaire, émettre un avis favorable″.

Vous trouverez dans ce numéro le compte rendu « brut » in extenso de la séance du CSFM de décembre 2019 rédigé par le collège des retraités militaires.

Bien amicalement.

Dr Gérard DESMARIS 

103 ème séance du CSFM

La 103 ème session plénière du CSFM, qui s’est déroulée du 16 au 19 décembre 2019, a bien évidemment eu pour thème central la réforme des retraites qui a donné lieu à d’intenses débats sur la tactique à adopter par le conseil. Outre la séance de clôture présidée par la ministre cette session a accueilli quatre intervenants : 

  • l’amiral Casabianca, major général des armées ;
  • le vice-amiral d’escadre Philippe Hello, DRHMD ;
  • le contrôleur des armées Étienne Knapp, chef du projet NPRM (nouvelle politique de rémunération des militaires)
  • le contrôleur général Christian Giner, chef de la cellule THEMIS.

L’amiral Casabianca s’est montré conscient de la difficulté à recruter et fidéliser et considère que la stabilité des armées repose sur leur cohésion dont les principaux éléments sont la finalité opérationnelle et le statut militaire. A cet effet il a mis en parallèle les deux dualités : ingénieur atomicien/militaire et commissaire/militaire. Abordant le sujet de la réforme de l’organisation centrale du ministère (OCM) il a précisé que c’était une réponse à une demande interministérielle et qu’il s’agissait de redonner de la subsidiarité aux états-majors et services. En effet le principe de subsidiarité est aujourd’hui parfois considéré comme une délégation sans contrôle. Par ailleurs l’administration centrale représente 6 000 personnes dont 25 % de célibataires géographiques et il est souhaitable d’avoir moins de gens à Paris pour une vie meilleure. Aussi est envisagée la création de 3 centres en région :

  •  un pôle RH à Tours ;
  • un pôle cyber à Rennes ;
  • un pôle espace à Toulouse.

En matière de réflexion capacitaire le major général  estime qu’il faut intégrer le soutien et donner sens à ses acteurs qu’ils sont toujours terriens, marins ou aviateurs. Le chantier devrait se traduire par une manœuvre infra et RH sur deux ans avec une réinjection de cadres dans les forces.

Sur le sujet de la transformation hospitalière il faut dire que le partenaire du service de santé, l’assistance publique, n’est pas au mieux de sa forme. Les hôpitaux militaires doivent être préservés et ne pas se laisser contaminer.
Par ailleurs il manque 150 médecins dans les centres médicaux des armées.

L’amiral Hello, DRHMD, a annoncé la prochaine parution d’un guide à l’usage des officiers généraux  de la 2ème section (comportement, expression…). En ce qui concerne le chantier OCM il a précisé que 5 000 postes seraient sortis du périmètre de l’administration centrale dont 3 400 pour l’EMA  et 500 fermés au profit des forces. Il souhaite conserver des commissaires et des ingénieurs militaires mais il prend bien soin d’affirmer que le rapport entre les directeurs et l’EMA est du niveau d’un arbitrage entre cabinet de la ministre et EMA : ce n’est plus un sujet de concertation. Pour lui le service de santé est devenu  quasi interministériel. En 2019 il y a eu 1 000 départs de plus que l’année précédente. Pour finir il y aura une simplification des droits du conjoint survivant.

De l’intervention du contrôleur général Giner il faut retenir les chiffres suivants :

  •  95 % des saisies de la cellule THEMIS se font de manière directe ;
  • il y a eu 93 dossiers en 2018 et 140 en 2019 ;
  • suite à un sondage parmi les militaires, 45 % des sondés connaissent la cellule  THEMIS, 39 % vaguement et 16 % pas du tout ; preuve d’une certaine confusion 2 appels sur 3 concernent le harcèlement moral.

Le contrôleur Knapp a continué de présenter le chantier NPRM mais d’une manière un peu trop décousue et éthérée sans trop être conscient de la perception de certains de ses auditeurs puisqu’il s’est pris sans trop comprendre une réaction plutôt vive d’un militaire du rang.

Le contenu de l’avis, traitant à une large majorité de la réforme des retraites  a été très débattu entre les partisans sur la forme d’une ligne modérée et ceux d’une rhétorique beaucoup plus offensive. Il n’a finalement été définitivement arrêté que le jeudi 19 décembre à midi alors que la séance de clôture débutait à 15h30. Voté tout de même à 90 % il affirme entre autres que le discours de la confiance ne tient plus et que la proportion de militaires fondamentalement contre cette réforme devenue illisible ne cesse d’augmenter. Sur le même sujet le conseil a aussi discuté de l’opportunité de demander comme en 2013 la venue du président de la république ce qui a été approuvé à 63 %. Par ailleurs si le fait de poser une question à la ministre sur la transformation hospitalière a été voté à 84 % l’insert d’un encart relatif au devenir du corps des commissaires dans le cadre du chantier OCM n’a lui été approuvé que de justesse à 50 % et 2% d’abstention. Comme cela a déjà été constaté le service du commissariat souffre d’un déficit d’opinions favorables. Comme plusieurs fois depuis l’arrivée de madame Parly  la séance de clôture a commencé par le discours de la ministre ce qui à l’usage ne s’avère pas forcément l’idéal car cela ne lui permet pas de prendre en compte l’avis du conseil. Dans ses propos elle a repris les éléments annoncés en petit comité six jours plutôt à une délégation du conseil et objets de sa lettre du 11 décembre en pièce jointe. Mais elle a aussi et surtout annoncé que le projet de loi sur la réforme des retraites serait dès la première quinzaine de janvier soumis à l’avis du conseil supérieur de la fonction militaire. Sur le simulateur elle a reconnu qu’un travail herculéen était en cours. Durant la lecture de l’avis la ministre s’est montrée particulièrement attentive et concentrée suivant l’allocution au mot près.  A la question sur la venue du chef de l’état devant le conseil elle a répondu avec un certain humour que ce n’était pas une question mais qu’elle prenait note. Sur la transformation hospitalière elle a estimé qu’il s’agissait d’une fuite dans la presse qui n’aurait pas dû avoir lieu et a invité les autorités concernées à compléter la communication car il y aura concertation. Pour le sujet des deux ans de PACS qu’elle a qualifié de question rappel elle a précisé qu’elle n’avait pas oublié et pense qu’une évolution est nécessaire. Intervenant sur la question des retraites le CEMA à une fois de plus ramé à contre-courant en déclarant qu’il fallait surtout anticiper pour absorber la réforme sans qu’il y ait thrombose. Cette attitude a confirmé que, comme le conseil  l’avait déjà constaté auparavant, les chefs d’état-major ne savent pas ou ne veulent pas faire remonter les véritables sentiments de la communauté militaire. Le général Lecointre s’est aussi montré assez maladroit en qualifiant la demande d’un véritable plan blessés de « prédiction auto réalisatrice » en estimant que le parcours actuel fonctionnait bien et qu’il fallait stopper les effets d’annonce. Il faut dire que la secrétaire d’état, madame Darieussecq, avait fait preuve de superficialité et de langue de bois dans sa réponse. En fin de séance la ministre est revenue sur la question des retraites en faisant de façon inopportune l’article politicien sur les éléments positifs d’une réforme dont la première application n’interviendra qu’en 2037. Elle a aussi conclu que pour les militaires pension ne signifie pas retraite. Si la ministre a toujours su conserver sérénité et recul ce n’a pas forcément été le cas de ses grands subordonnés et en particulier de son directeur de cabinet qui a tenté, à l’occasion du buffet post-séance, de discréditer l’avis en instrumentalisant les conditions de sa rédaction et en oubliant tout de même qu’il avait fait l’objet d’un vote à une très large majorité. Lors d’une réunion impromptue et tardive au retour à l’Ecole militaire le conseil a bien entendu exclu tout remaniement de l’avis mais a accepté, compte tenu de la situation politique du pays, une diffusion différée de son avis… En attendant le conseil est convoqué dès le lundi 13 janvier pour une semaine très dense exclusivement consacrée à l’examen du projet de loi sur la réforme des retraites avec au milieu les vœux du président de la république aux armées.

Le collège des retraités militaires du CSFM

LA NEWSLETTER DU SAMA de FÉVRIER 2020



               
 Edito du Président 

Cher(e)s camarades,

Depuis plusieurs mois des groupes djihadistes multiplient les attaques dans la vaste zone sahélienne. Ils entretiennent une insécurité chronique pour les populations et infligent de lourdes pertes aux armées locales qui sont amenées à abandonner leurs positions.

Notre jeune camarade Marc Laycuras est mortellement blessé par un engin explosif lors du passage de son véhicule. Malgré les soins prodigués par les équipes médicales présentes sur le terrain, il décède le 2 avril 2019. Le 25 novembre 2019, 13 militaires français périssent dans le crash de deux hélicoptères en intervention en conditions particulièrement difficiles.

Le dispositif Barkhane suscite de plus en plus d’interrogations tant en France qu’au sein des opinions publiques africaines. Vers un enlisement ? La France trop seule ? Pas de garantie de succès même avec un puissant engagement international ?

Un journal guinéen résume bien le dilemme : « la France, amie de dirigeants souvent en déliquescence avec leurs peuples, a besoin du soutien et de l’adhésion de ces mêmes peuples ».

Une clarification et un coup de fouet étaient nécessaires. Le 13 janvier dernier, lors du sommet du G5 Sahel à PAU les six présidents présents ont convenu de définir un nouveau cadre d’intervention de leurs armées. Le Président français porte à 600 le nombre de soldats supplémentaires alloués à Barkhane.« 

L’essentiel des renforts sera déployé dans la zone dite des trois frontières » (Mali, Burkina Faso, Niger) ; « Une autre partie de ces renforts sera engagée directement au sein des forces du G5 Sahel pour les accompagner au combat » », a indiqué dimanche 2 février un communiqué de la ministre des Armées.

Par ailleurs le Charles de Gaulle rejoint la Méditerranée orientale. Pendant un mois, “il renforcera la participation de la France à la lutte contre le terrorisme au sein de l’opération Chammal, composante française de la coalition internationale contre Daech”.

Une augmentation des effectifs en opération signifie une augmentation du soutien santé, alors même qu’il est déjà sollicité à l’extrême. Il manquerait une centaine de médecins selon un rapport sénatorial. Pour la Directrice centrale du SSA, cela a une conséquence négative sur la fidélisation du personnel, « usé prématurément », mais aussi sur la préparation opérationnelle et la formation continue.

Le SSA a besoin de médecins d’active  mais aussi de réservistes et de médecins contractuels. Tous ont vocation à rejoindre un jour le SAMA. Encore faut-il se connaître les uns et les autres.

En octobre 2019, mon ami le MGI Pierre LECUREUX, alors Directeur de la médecine des forces, la DMF installée à Tours en septembre 2018, m’avait d’emblée promis d’expliquer le positionnement et la fonction de cette nouvelle structure à nos adhérents. Je remercie le Lieutenant Vincent MOULAY, son officier communication, pour la rédaction de cet article et les photos.

Bien amicalement.

Dr Gérard DESMARIS 

LE SOUTIEN SANTÉ DES FORCES FRANÇAISES EN 2020

La composante « médecine des forces » du service de santé des armées (SSA) assure le soutien médical de proximité des forces armées et de la gendarmerie nationale. Soumis à une forte sujétion opérationnelle, elle est engagée dans une démarche qualité intégrant l’innovation et le développement de la numérisation, afin d’améliorer les conditions de l’exercice professionnel et de développer l’attractivité de la médecine des forces, enjeu majeur pour la fidélisation des ressources humaines et le recrutement.

La tête de chaine de cette composante est la direction de la médecine des forces (DMF), autorité organique sur les 16 centres médicaux des armées (CMA), sur 3 chefferies du service de santé (pour la force d’action navale, les forces sous-marines et les forces spéciales) et sur le service de protection radiologique des armées (SPRA). La DMF est également l’autorité technique des 8 directions interarmées du service de santé implantées outre-mer.

Les principales missions de la DMF sont les suivantes :

  • Préparer le soutien médical opérationnel de 1er niveau.
  • Organiser le fonctionnement des établissements de santé au contact des forces armées et de la gendarmerie.
  • Faciliter et sécuriser les pratiques relatives à l’activité médico-militaire, notamment à travers le déploiement d’Axone, le projet de digitalisation, au sein des antennes médicales.

Le directeur de la médecine des forces est le médecin général inspecteur Jean-François BOIN depuis le 13 décembre 2019. 

NEWSLETTER DE JANVIER 2020

Chers Camarades, 

Nous pensions cette année en raison de quelques gilets jaunes qui déambulaient encore dans Paris, mais surtout en raison des grèves SNCF, Métro et Bus que notre réunion se réduirait à peau de chagrin où nous serions 3 ou 4 rebelles à être présents. Et bien non ! à notre grand étonnement nous étions 15 convives à nous retrouver dans la joie et la bonne humeur et de plus sous le ciel de Paris extrêmement bleu et agréable.

Grâce à votre générosité, la Tombola de Noël 2019 a rapporté au SAMA, 1660 €. Ce qui est loin d’être négligeable en ces temps difficile sans compter les dons qui ont été fait tout au long de l’année par nos fidèles bienfaiteurs dont je tairais le no pour ne pas les gêner.

Les 8 tirages de cette tombola ont été faits à la fin du repas. 

Les heureux gagnants sont les Docteurs :

  • Pierre Saliou N° 56 qui gagne le livre « Devoirs de Mémoire »,
  • Michel Robert N°163 qui gagne une bouteille de Gevrey Chambertin,
  • François David N° 240 qui gagne une bouteille de Gevrey Chambertin
  • Alain Michel N° 175 qui gagne une bouteille de Gevrey Chambertin,
  • François Chassaing N° 114 qui gagne une bouteille de Gevrey Chambertin
  • Roger Sud N° 55 qui gagne une bouteille de Gevrey Chambertin,
  • Pierre Saliou N°250 qui gagne une bouteille de Gevrey Chambertin, et qui l’offre généreusement à Christine l’Assistante du Syndicat,
  • Daniel Meynard N° 203 qui gagne le livre « L’ancre et la Caméra » 

Nous vous remercions à nouveau de votre participation et nous vous souhaitons à toutes et à tous de très bonnes fêtes de fin d’Année.

P. S. : VOUS TROUVEREZ CI-JOINT VOTRE APPEL A COTISATION DU SAMA 2020.

Gerard DESMARIS

Président du SAMA

Remise de la Médaille du SAMA à notre Assistante, Mme Christine le PAHUN

Mr Georges DURAND, Président de l’ASNOM

LA NEWSLETTER DU SAMA DE NOVEMBRE 2019

 
  
 Editorial du président

Le samedi 05 octobre 2019 aux écoles militaires de santé de Lyon Bron, 106 élèves médecins et pharmaciens de deuxième année ont été baptisés au cours d’une cérémonie militaire présidée par la directrice centrale du SSA.

Votre serviteur, président du SAMA, son secrétaire général adjoint Michel ROBERT, invités par la directrice centrale et le commandant des écoles de santé militaires ont assisté à cette belle cérémonie de tradition.

Cinquantenaire oblige, les promotions 1969 de LYON et BORDEAUX étaient présentes. De la promotion des carabins rouges et verts « STRASBOURG »* j’ai eu plaisir et émotion à revoir de nombreux camarades. La promotion sœur navalaise porte le nom médecin lieutenant des TDM René DURIS.

Genoux à terre, les élèves ont reçu leur nom de promotion : médecin colonel Henri FRUCHAUD. Externe des Hôpitaux de PARIS il interrompt ses études en novembre 1913 pour venir sous les drapeaux. Il s’illustre lors des plus grandes batailles du premier conflit mondial. Il reprend et termine ses études après la victoire. Interne des hôpitaux au début du deuxième conflit mondial il s’engage en 1940 comme chirurgien dans les forces françaises libres dont il devient rapidement le directeur du service de santé. Il participe aux campagnes d’Afrique et du Moyen-Orient. Après-guerre il poursuit une carrière de clinicien et d’enseignant en Orient. De retour en France il est frappé d’une hémorragie cérébrale en plein travail en 1960. 

Compagnon de la Libération
Le 11 août 1960 La France Libre vient de perdre en la personne du professeur Fruchaud un de ses premiers fidèles, des plus fervents, qui par sa science et son dévouement acharné fut le bienfaiteur de beaucoup des nôtres. Car beaucoup de nos blessés du Moyen-Orient et d’Italie, et particulièrement de la 1re D.F.L., lui durent la vie après de terribles blessures, lui durent de conserver le maximum de ce qui pouvait être sauvé de leur intégrité physique.  

« L’héritage que vous recevez de votre parrain est celui de la médecine militaire dans chacun de ses aspects: l’adhésion sans limites à la communauté militaire, en acceptant autant les risques qu’elles encourent que les objectifs qu’elle poursuit, l’adaptation à un contexte dur, jamais choisi, toujours changeant, pour développer et assumer une pratique originale et performante et la nécessité de ne jamais oublier les leçons chèrement apprises » a déclaré le MG Ausset, commandant les EMSLB.

Cette fin d’année 2019 a vu honorer un médecin vétéran des FFL, n’oublions pas Guy Charmot son doyen varois décédé le 7 janvier à l’âge de 104 ans.

Après cette page d’actualités et de mémoire, je souhaite vous voir nombreux à PARIS le samedi 14 décembre pour notre réunion de fin d’année.

Le président d’honneur Philippe PEU DUVALLON s’est très impliqué dans les instances provençales de la CARMF il est donc tout qualifié pour parler des préoccupations de cette caisse de retraite des médecins libéraux.

La période est incertaine et l’on ne peut que rester vigilant et observer au jour le jour les réformes en cours. Le conseil d’administration du SAMA est favorable à une position intersyndicale concertée pour la défense des retraites des camarades qui effectuent une seconde carrière libérale.

Il n’est pas inutile de rappeler pour les plus jeunes, trop peu nombreux d’entre nous, que les relations entre le SAMA et la CARMF ont été un temps, tendues, alors que l’obligation de cotiser ne donnait pas droit à percevoir une retraite civile. C’est une victoire syndicale d’avoir fait disparaître cette injustice.

Gérard DESMARIS
Président du SAMA           

médecin colonel Henri FRUCHAUD

Les carabins* des promotions 1969.

*Ce terme, appliqué aux médecins, provient de la carabine de voltigeur dont étaient dotés, au XVIIIe siècle, les élèves médecins de l’Hôpital Militaire d’Instruction de Strasbourg. Ceci vaudra à ces élèves, puis à ceux de l’École Impériale du service de Santé Militaire, implantée dans cette même ville, le nom de « carabins rouges et verts » (rouge pour les médecins, vert pour les pharmaciens).

Livre d’or baptême promotion 69 Strasbourg, Michel Debré, ministre de la défense

GRAVES MENACES SUR LES RETRAITES DES LIBERAUX CARMF

RAPPEL 

La CARMF verse trois régimes d’allocations :

  • 1° la retraite de base pour 21% qui dépend de la CNAVPL Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse des Professions Libérales pour laquelle elle n’est que l’organisme payeur. A noter que celle-ci verse déjà environ 900 euros par an et par assujetti aux régimes déficitaires.
  • 2° le régime complémentaire pour 69 %. Il est le seul entièrement géré par la CARMF. 
  • 3° l’ASV Allocation Supplémentaire Vieillesse dirigée par la Sécurité Sociale depuis la première convention. La cotisation est partiellement versée par la Sécurité Sociale pour les médecins de secteur I en contrepartie de l’abandon de la liberté tarifaire. Le blocage des honoraires a entrainé un effondrement de ses ressources.

En outre : 

  • 4° le régime invalidité décès.
  • 5° CAPIMED régime de capitalisation par cotisations personnelles, facultatif. 

Les allocations sont toutes versées par la CARMF et les cotisations sont toutes perçues par elle-même. La liberté est réduite au régime complémentaire.

HISTORIQUE DES FAITS ACTUELS RELATIFS AU PROJET DE REFORME DES RETRAITES   

La CARMF a été informée le 13 juin 2019 d’un projet d’unification du recouvrement des cotisations sociales, projet confirmé par une réunion à la Direction de la Sécurité Sociale le 23 juillet 2019. Peu après celle-ci a demandé à ce que la totalité des cotisations de retraite soient désormais versées à l’URSSAF au plus tard à partir de la fin de l’année 2019, la CARMF n’ayant plus qu’un rôle de payeur avec ce qu’on lui reversera. Le Conseil d’administration a demandé 

  • la suspension de cette opération jusqu’à l’entrée en vigueur de la loi sur la réforme des retraites 
  • le maintien du recouvrement par la CARMF des cotisations de retraite des médecins libéraux, conformément au respect des préconisations du HCRR (Haut Commissaire  à la Réforme des Retraites) de non démantèlement des caisses de retraite dans le cadre de la future réforme.

LA REFORME 

Le Rapport de Mr Jean-Paul DELEVOYE préconise le remplacement des 42 régimes de retraites par un système universel de retraites selon un principe de cotisations par points et non plus par annuités.  

C’est d’ailleurs ce que fait déjà la CARMF.

LES PROBLEMES

Le prédécesseur de l’actuel président de la CARMF, le Dr Gérard MAUDRUX, déclare que l’on va vers “l’étatisation de la totalité de la retraite avec disparition de toutes les caisses actuelles, réduites au rôle d’interface sans aucun pouvoir ”. L’exemple de l’étatisation du RSI a été un désastre. Nous n’oublions pas qu’un décret de 2017 a imposé à la CARMF de placer une partie de ses disponibilités en emprunts d’Etat avec un rendement bien moindre de ses placements habituels avec déjà des conséquences sur le montant des retraites et une hausse des cotisations

Le devenir de nos provisions techniques, aussi appelés réserves, pose un problème.  Elles sont le fruit de nos cotisations et d’une gestion rigoureuse, ce qui n’est pas le cas d’autres régimes. Elles sont faites pour passer le cap des années où il y aura moins de médecins cotisants et plus de retraités. On craint la mainmise de l’administration sur ce qui nous appartient. La FMF parle de “ holdup”.

Le président de la CARMF Thierry LARDENOIS, médecin généraliste estime que les cotisations baisseraient de 20% et les retraites de 30%, en l’état du projet, à condition qu’il ait la totalité de ses années de cotisations. Le rapport de DELEVOYE prévoit une durée de 44,3 ans, ce qui compte tenu des dates d’installation des médecins pour les plus rapides, obligerait à exercer jusqu’ 70 ans

La préconisation du Haut Commissaire aux retraites, délégué auprès de la Ministre des Solidarités et de la Santé, de hisser l’assiette de cotisations à 3 PASS (plafond annuel de la Sécurité Sociale), soit 120.000 euros, rendrait impossible toute constitution de retraite complémentaire. De plus les cotisations seraient calculées d’après les revenus bruts, avant déductions des frais professionnels.

La disparition de l’AVS entrainerait celle de la convention. 

LES REACTIONS

Nous avons vu celles de la CARMF. Mais les autres libéraux, kinés, infirmières libérales, avocats … sont aussi concernés. Une importante manifestation, dont vous avez entendu parler, a déjà eu lieu en Septembre.  Les avocats ont été reçus par les autorités sans avoir de réponses valables. 

Les syndicats représentatifs des médecins libéraux ont convenu de défendre ensemble les positions suivantes :

  • Les droits acquis doivent être respectés à l’euro près
  • Le rapport cotisations/prestations doit dans tous les cas être préservé afin de pouvoir maintenir le niveau actuel pour les générations à venir.
  • Les provisions techniques (réserves) constituées dans le régime complémentaire par les sur-cotisations des médecins doivent être exclusivement consacrées à la sécurisation de leur retraite et rester aux médecins.
  • Une éventuelle modification du circuit de recouvrement des cotisations ne doit pas être faite avant la mise en place de la réforme.
  •  Les frais de gestion de l’ensemble de l’ensemble des circuits doivent être réduits pour ne pas impacter le produit financier de leurs cotisations.
  • Les missions sociales de la CARMF doivent être maintenues au bénéfice de la solidarité interprofessionnelle.
  • Les médecins libéraux doivent obtenir la place qui leur est due dans la gouvernance du régime universel projeté.
  • La réforme doit respecter les bases du contrat conventionnel qui comporte l’Avantage Social Vieillesse ASV.

Ensemble, ils ont porté ces revendications auprès de la Direction de la Sécurité Sociale.

Nous ne sommes pas seuls. Il va y avoir une coordination avec les autres professions libérales.

Je pense que les membres du SAMA et tous nos camarades exerçant ou ayant exercé en libéral sont concernés. 

Le prochain congrès de l’UNAPEL (Union Nationale des Associations de Professions Libérales) aura lieu à Paris le 6 décembre 2019.  Il sera consacré aux problèmes de retraites. Il serait bon que le SAMA y soit représenté par un médecin libéral en activité ou en retraite.

Dr Philippe Peu Duvallon

Président d’honneur du SAMA

LA NEWSLETTER DU SAMA D’OCTOBRE 2019

 
  
 Editorial du président
Le pouvoir des mots.

« En parlant, nous ne cherchons pas toujours à constater un état de fait, mais à accomplir quelque chose. » écrivait John Austin, philosophe anglais (1911-1960).

Le langage permet à l’homme d’exprimer des pensées, pour ce faire il utilise des mots qui ont une capacité à agir sur la réalité voire ont une certaine magie.

Pour Confucius, « si les mots ne sont pas ajustés, le langage n’est pas adéquat. »

Reconversion vient du préfixe itératif « re » à nouveau et du latin « convertere » tourner ou changer complètement, faire passer d’un état dans un autre, convertir. La reconversion professionnelle se définissait comme une démarche visant à changer de métier ou de statut.

Depuis quelques années, il y a de moins en moins de parcours professionnels linéaires marqués par deux temps principaux : l’entrée dans le monde du travail –« entrée dans la carrière »- et la sortie par retraite.

De nos jours, le parcours professionnel est défini comme « une succession de positions professionnelles, une série de statuts et d’emplois clairement définis. » (Mazade 2009). C’est une suite de changements transitoires reliés par des transitions.

D’où l’ajustement du langage à l’évolution du modèle social. Par exemple, le congé individuel de formation (CIF) a été remplacé, à compter du 1er Janvier 2019, par le compte personnel de formation de transition professionnelle (CPF) de la Loi Avenir Professionnel du 5 septembre 2018.

La démarche qui vise à changer d’orientation pour aller vers un métier ou un statut sensé être plus épanouissant doit cependant toujours être murement réfléchi, surtout lorsqu’il n’y a pas de contrainte immédiate. Dans ce domaine il n’y a pas de moyens magiques. L’accompagnement, les échanges d’information, les témoignages sont indispensables. C’est une des missions du SAMA.

Gérard DESMARIS
Président du SAMA

Le mot juste pour comprendre et se faire comprendre

Michel ROBERT, notre secrétaire général adjoint, a fait partager au Bureau sa judicieuse perplexité en découvrant cette annonce du Service Général pour l’Administration du Ministère des Armées (SGA) jointe à son relevé des frais médicaux de la Caisse Nationale Militaire de SS : VOUS ETES MILITAIRE, VOUS SOUHAITEZ EVOLUER VERS UN EMPLOI CIVIL (FIN DE CONTRAT, RETRAITE, PROJET PERSONNEL, ETC.) DEFENSE-MOBILITE PEUT VOUS AIDER A PREPARER VOTRE TRANSITION PROFESSIONNELLE. ”J’ai du m’y reprendre à deux fois, écrit-il, pour comprendre que mobilité = reconversion ou transition professionnelle”.

Bernard LEFEVRE, président d’Honneur fort avisé, connaît le parcours et son aboutissement et ses explications montrent l’importance d’user du mot juste pour comprendre et se faire comprendre. Il écrit : “M’étant beaucoup penché sur cette reconversion des militaires, voici quelques précisions sur cette terminologie et sur l’action du SAMA en ce domaine. En 2006, chaque armée avait un service dédié à la Reconversion, ce qui faisait un peu désordre pour un éventuel employeur, susceptible de recevoir des représentants de chacun d’eux dans le même but. Il a donc été décidé (nous y sommes personnellement pour quelque chose…) de monter une Agence unique et de placer la reconversion dans un sens très positif, celui de la réalisation d’une nouvelle étape de carrière et non celle d’un échec professionnel, d’où le terme de mobilité et non de reconversion. Je passe sur les nouvelles contraintes qui obligent ainsi le militaire désireux de passer à une nouvelle étape professionnelle à s’insrire obligatoirement à une Agence pour l’Emploi (démarche plutôt humiliante).

En ce qui concerne l’action du SAMA en ce domaine, notre Syndicat s’est plutôt manifesté au niveau du Service de Santé des Armées (SSA) qui lui a demandé à l’époque d’être son Agence officielle pour la reconversion suite à la sortie de la 2e édition de son Guide, financée par le SGA et dédicacée par le Directeur central du SSA.

En échange, ce Guide devait être remis à chaque candidat au départ, ce qui s’est fait dans certains cas, pas systématiquement hélas, vu la réticence de certains ”sous-fifres” (puissances de l’Administration n’adhérant pas aux décisions du Chef) ! Il nous a été promis dix fois de faire connaître le SAMA au sein du SSA lors de rencontres directes à l’occasion de réunions mais cela est toujours resté hélas lettre morte… Plusieurs articles ont été faits dans ”Actu-Santé”, le journal du SSA.

Dans la pratique, du temps où il y avait des permanences du SAMA rue de Tocqueville (Zimmer ou moi-même), il était habituel de recevoir des camarades concernés par cette problématique. Actuellement, faute d’offres, il n’y a plus de candidats et je le regrette : c’est peut-être quelque chose à relancer. Je réponds encore aux trop rares sollicitations. Probablement que je ne suis pas le seul. Je crois qu’on pourrait faire mieux”.

Bernard LEFEVRE ajoute que ce serait une excellente idée de refaire une présentation du SAMA aux médecins d’active par “Actu-Santé” (qui est lu par tous les membres du SSA et dont il existe une version électronique facilement consultable sur “actu santé ssa” ou “actu santé ministère des armées”) ; c’est une demande à faire au nouveau DRH, le Pharmacien Général Gilles GRELAUD, lors d’une prise de contact prochaine. Il suggère aussi de relancer les réunions régionales et souligne enfin que “le travail en cours de refonte du Guide, à laquelle notre Président s’est attelé, doit être notre priorité”.

Michel ROBERT complète par des remarques intéressantes : 

  • “A noter dans le dernier n° 2019 d’Actu Santé pp. 46 et 47 consacrées à la Communication. Elle s’est nettement améliorée avec des fiches techniques des métiers du SSA mais aussi, oh surprise, l’ouverture d’un compte sur Linkedin dans le but de recrutement. Peut-être une piste à creuser pour le SAMA ?
  • On y apprend également que le SSA est sur la plateforme Remplafrance, c’est dire la problématique de la DRH en la matière.
  • Enfin, pour compléter ce sujet, je reçois à mon domicile sous l’intitulé “cabinet du Dr ROBERT”, une information publicitaire avec proposition d’abonnement à GPS Santé (concurrent ou analogue de Doctolib). Que fait-on de la protection des données personnelles ? Il est vrai que dans le secteur marchand on se fait ouvrir les portes facilement ! ”.

LA NEWSLETTER DU SAMA DE SEPTEMBRE 2019

 
  
 ÉDITO DE RENTRÉE SEPTEMBRE 2019

Beaucoup d’entre vous rentrez sans doute de vacances à la mer, à la montagne, de contrées lointaines ou plus proches. Partis pour recharger vos batteries, suivant les conseils des addictologues vous avez peut-être déconnecté tous vos moyens de liaison avec le monde qui, lui, ne s’est pas arrêté de tourner.

Vous revenez de vacances et cherchez à savoir ce que vous avez raté ? « Notre générateur de récapitulatif de l’actualité est pour vous » annonce un grand média national.

Je vais vous le faire gratuitement, bien sûr au prisme de mes yeux et de mon parcours.

Fin Juin, comme à chaque Salon du Bourget, je suis passé au stand du Ministère des Armées. Le SSA  présentait l’IRBA et des productions de la DAPSA. Une jeune attachée d’administration  » chargée d’affaires recherche et innovation » était présente. J’ai pu savoir que le SSA cherchait à se procurer un grand nombre de mannequins pour formation aux situations d’urgence, sans doute aussi pour la formation aux premiers secours des volontaires du nouveau service national universel. Je me suis également rendu sur le stand de mes amis de l’Institut de Radioprotection et Sûreté Nucléaire avec lesquels j’avais participé à la mise en œuvre du système de mesure par vol de l’exposition au rayonnement cosmique. J’ai appris avec satisfaction que cet IRSN (civil) coopérait avec le CTSA de l’hôpital militaire Percy pour la mise au point d’une nouvelle stratégie thérapeutique pour les brûlures radiologiques. Le CTSA est en effet en pointe sur la production des cellules souches mésenchymateuses.

Sensibles à la crise climatique et à l’activisme d’une très jeune suédoise invitée à l’assemblée nationale, vous avez peut-être eu honte de prendre l’avion pour partir en vacances. L’aviation responsable de 2% des émissions d’origine humaine n’a pas attendue cette année pour les réduire et a un objectif très ambitieux de réduction supplémentaire de 75% pour le CO2 et de 90% pour les NOx d’ici 2050.

Le 14 Juillet Franky Zapata évoluait devant la tribune présidentielle sur sa planche volante. Après un premier échec, il réussissait le 4 août la traversée de la Manche. Ce sportif de haut niveau est un constructeur de machine volante autodidacte. Il a été handicapé à l’école par une dyslexie et une dysorthographie, plus tard il n’a pu passer le brevet de pilote non professionnel car il ne satisfaisait pas aux normes médicales d’aptitude pour la vision des couleurs. Il a dû récemment faire face aux difficultés d’obtention des autorisations administratives pour expérimenter son flyboard.

Le 21 juillet l’humanité a célébré le cinquantenaire des premiers pas de l’homme sur la lune, succès historique de la mission Appolo 11. Neil Armstrong était devenu une icône de l’odyssée de l’espace pour ma génération. Né en 1930, il avait du faire des petits boulots pour se payer des cours de pilotage.

Bien sûr ce programme résultait d’un engagement total et jugé politiquement prioritaire dans la compétition entre l’Est et l’Ouest. La population a majoritairement accepté ce défi malgré des besoins « terrestres » importants dans cette période d’après seconde guerre mondiale. Etait aussi acceptée par la société américaine, les politiques et les astronautes la possibilité d’un échec. L’équipage d’Appolo 11 avait une chance sur deux de ne pas revenir vivant sur terre. D’ailleurs Aldrin a cassé lors de l’alunissage le levier de l’interrupteur du moteur du module lunaire qui a, après bricolage, heureusement pu démarrer pour décoller.

A cette époque personne ne pensait à un retour sur investissement sur le plan économique. Aujourd’hui, toute l’économie dépend de l’espace. Sans satellite plus de paiements bancaires, plus géolocalisation, plus de réseaux électriques et de communications…Tout est régulé depuis l’espace. 

En 1967 les nations de l’ONU ont signé le « Traité sur les principes régissant les activités des États en matière d’exploration et d’utilisation de l’espace extra-atmosphérique », dit familièrement traité d’interdiction de militarisation de l’espace. Si aujourd’hui il n’y a pas d’armes au sens traditionnel du terme en permanence dans l’espace, tous les systèmes militaires sont contrôlés depuis l’espace. Mieux surveiller l’espace et protéger ses satellites est devenu primordial pour les puissances spatiales. Ainsi un grand commandement français de l’Espace sera créé le 1er septembre sous l’égide de l’Armée de l’Air ; il sera basé à Toulouse. Il n’en demeure pas moins qu’il serait dangereux que certains états renient le traité initial d’interdiction de placer des armes dans l’espace. De même il serait dangereux que certains essayent de contourner la difficulté en passant sous les radars avec des missiles hypersoniques d’autonomie quasi illimitée. L’explosion du 8 août dans la région d’Arkhangelsk serait un essai raté d’un missile de croisière à propulsion nucléaire Skyfall.

Le 17 juillet, l’OMS déclaré comme urgence sanitaire l’actuelle épidémie à virus Ebola qui touche notamment la RDC et le Rwanda tout en préconisant de laisser les frontières ouvertes. Cette nouvelle épidémie a moins suscité d’intérêt dans les médias que celle de 2014-2016. Il y a eu certes moins de décès, 1700 depuis l’été 2018 contre plus de 11 000 pour la précédente. Les leçons organisationnelles ont été retenues, des traitements et vaccins sont disponibles bien qu’en nombre insuffisant.

Au plan national, plus de 200 services d’urgences restent en grève ; des médecins retraités reprennent quelques jours de service. Les pénuries de certains médicaments persistent ; certains préconisent d’en faire fabriquer par une pharmacie nationale du type de la DAPSA militaire. La rentrée sociale se prépare avec la révision des lois de bioéthique, la réforme des retraites notamment.

Des villes comme Nantes ont encore connu des échauffourées, mais aussi Moscou et Hong Kong. Même slogan des manifestants : « contre les violences policières, pour la démocratie. » Deux concepts peut-être différents d’un pays à l’autre !

Cet inventaire à la Prévert incite, me semble-t-il, à la réflexion. Comment trouver un point d’équilibre entre les tyrannies de toutes sortes – normes de sécurité, médicales, administratives, etc.- et le laxisme absolu ; ou encore entre une ouverture sur le monde ou un repli autour de son clocher. Plus de tolérance est indispensable ; cette capacité humaine à accepter et respecter des idées qu’on désapprouve ou que l’on ne comprend pas.

Cet été Jean LARTIGUE s’en est allé. Fidèle parmi les fidèles du SAMA. Son regard reflétait la bonté, sa voix était apaisante. Nous ne l’oublierons pas.

Gérard DESMARIS
Président du SAMA  

IN MEMORIAM JEAN LARTIGUE

Jean Lartigue reste à jamais pour moi cet adhérent providentiel qui accepta, lors de l’assemblée générale du 15 mai 1993, de me succéder dans les fonctions de secrétaire général de notre syndicat. Oui, providentiel ! Depuis plus d’un an je cherchais celui à qui je pourrais passer la charge que m’avait imposée dès 1978, en quelque sorte d’autorité en faisant appel au sentiment, le Président Gilbert Mimoune lors d’un dîner chez le Professeur Scarbonchi, membre du conseil d’administration. Sans le moindre succès. La situation devenait pressante, car j’avais décidé de quitter Paris lorsque je prendrais ma retraite à 65 ans, en mars 1994. C’est alors que me vint l’inspiration d’explorer systématiquement la liste alphabétique de l’annuaire du SAMA. Ce fut le nom de Lartigue qui retint mon attention, pour la raison que cet adhérent, retraité en 1985, y figurait comme exerçant la Médecine du Travail, avec la mention de Trésorier adjoint de la Société de Médecine du Travail Est-Paris, ce qui permettait d’augurer d’une certaine disponibilité. Je ne me souvenais pas l’avoir rencontré depuis son adhésion, et c’était donc pour moi un parfait inconnu. Je l’appelais cependant sans plus tarder. Je fus immédiatement conquis par l’accueil, l’intérêt, la bienveillance, à mille lieux des propos embarrassés qui esquivaient régulièrement ma demande. A tel point que dès ce premier entretien je proposais à l’improbable oiseau rare d’assister « pour voir » au conseil d‘administration préparatoire à l’assemblée générale ordinaire convoquée le 15 mai 1993, avec à l’ordre du jour la relève du Président et du secrétaire général. Le test du conseil d’administration s’avérant d’emblée concluant, tant pour Jean Lartigue que pour les administrateurs présents, le généreux inconnu que j’avais in extremis sorti de mon chapeau allait endosser une charge exigeante. Une équipe rajeunie prendrait en mains les destinées du syndicat qui, en vingt ans, avait conquis toute sa place au soleil. La tâche était captivante. Entrant à peine dans la vie civile, j’en avais en toute inconscience pris pour quinze ans. Jean Lartigue, au moment où je lui passais le service, se doutait-il qu’il en ferait, à sa manière, encore plus ?                                                                                                                                             

Il appartient aux présidents, Philippe Peu-Duvallon et Bernard Lefèvre, de dire ce que furent ces années, de disponibilité constante, d’efficacité éprouvée, de fidélité aussi à la médecine militaire dont nous gardons la fierté lorsque nous quittons l’uniforme.                                                                     Et puis cet esprit de camaraderie, cet esprit de corps, qui fondent l’engagement total que nous admirons chez celui qui va nous manquer cruellement au moment de faire face aux défis que nous réserve un avenir incertain.

Yves PIRAME

Jean, mon ancien secrétaire général, mon ancien vice-président, mais aussi mon voisin et mon ami, nous a quittés.

Tous vos témoignages concordent bien : il était à la fois la discrétion et l’humour, mais aussi la culture et la ténacité, il était encore à la recherche permanente de justice et d’équité cherchant à ne jamais léser qui que ce soit, à l’écoute de tous, désireux d’offrir le meilleur au travers de ses diverses responsabilités.

 Nous avons partagé le même enthousiasme au sein du SAMA auquel il s’est vraiment beaucoup donné pendant une quinzaine d’années.

Les événements familiaux douloureux qu’il a affrontés l’ont évidemment beaucoup marqué mais il avait gardé cette délicatesse du cœur et de l’esprit qui faisait de lui un être exceptionnel. 

Je ne sais rien de ses obsèques auxquelles je souhaiterais me rendre. 

Avec chacun d’entre vous je m’incline devant ce vrai camarade et ce très fidèle ami. 

Je pense très fortement aux siens qui étaient vraiment pour lui l’essentiel de sa vie.

Je sais qu’il ne nous a pas complètement quittés. 

Son départ doit nous rapprocher davantage encore.

Bernard LEFEVRE

En effet, j’avais des liens particuliers. Pendant toute la période où j’ai été président du SAMA, Jean a été un secrétaire général efficace et dévoué.  Nous avions noué une réelle amitié. Nous prenions souvent nos repas ensemble avant les réunions de bureau ou de Conseil d’administration. Il a poursuivi son activité avec Bernard Lefèvre qui m’avait succédé et était très fidèle aux réunions physiques ou téléphoniques. Il représentait aussi le SAMA dans une association d’anciens officiers s’occupant de leur reconversion   dans le civil à une époque où il y avait d’importantes difficultés. Il y était très apprécié et y avait un poste important. A ma demande, il était venu animer une réunion que j’avais organisée à Toulon. Bref, c’était un véritable ami et je le pleure comme vous.

Philippe PEU DUVALLON

Il est toujours triste de voir partir un camarade avec lequel les ans ont tissé des liens d’amitié. Je rejoins les sentiments exprimés par tous pour souligner sa gentillesse, sa discrétion et tout ce qu’il a apporté au SAMA. Je le revois à l’école et pense à tous ceux de sa promotion que j’ai connus. Ceux que je pourrai éventuellement joindre s’associeront à nous pour honorer sa mémoire.

Daniel LAVAUD

Souvenir de l’Assemblée Générale du SAMA en 2010 au Val de Grâce à Paris.

LA NEWSLETTER DU SAMA DE JUIN 2019

 
  
 MOT DU PRESIDENT 

« Touche pas au grisbi… »

165 milliards d’euros, tel est le pactole global amassé depuis plusieurs années par les différents régimes de retraites par répartition pour assurer leurs arrières. Il se montait à 116 milliards en 2015. Un pactole convoité sur lequel il faudra statuer dans le cadre du chantier sur la réforme des retraites qui devrait aboutir à un système universel. Le futur régime devrait reprendre à la fois l’actif et le passif et choisir une gouvernance du fonds unique.

Les camarades libéraux ont reçu un appel à pétition de la CARMF. Le MEDEF comme d’autres organismes sont aussi montés au créneau « les efforts consentis par les entreprises et les salariés du privé ne doivent pas bénéficier au laxisme d’autres régimes. » Il est vrai que l’effort contributif des assurés est variable selon les régimes avec pour certains des excédents qu’il convient d’examiner de façon absolue mais aussi relative ; quelques exemples :
-AGIRC ARCCO  71 milliards soit une année de pensions
-CNAVLP  22 milliards soit 7 années de pensions
-Indépendants du RCI  16 milliards soit 9 années de pensions 

Dans le même temps certains régimes n’ont aucune réserve, voire une dette portée par la CADES. Citons : la CNAV, la fonction publique, la SNCF, la RATP…

Bien évidemment il y a de quoi s’interroger et d’être inquiet. 

Avoir une bonne gouvernance est essentiel. Je regrette toutefois à titre personnel qu’aucun chiffre n’étaye les affirmations de bonne gestion :
-Coût global de gestion
-Valorisation des avoirs
-Sommes dédiées à l’action sociale en sus du versement des pensions

Je regrette aussi l’absence de proposition quant au fonds de réserve le plus adéquat pour l’avenir ; entre 0 et 9 années de réserves de pensions il y a un gouffre ! C’est un sujet très technique car il faut intégrer les projections démographiques (rapport cotisants/pensionnés) mais aussi l’évolution du PIB.

Outre les deux documents qui font suite, je joins en fichier attaché pour les camarades intéressés le rapport du Comité d’Orientation des Retraites du 20 juin 2018.

Bonne lecture et bonnes vacances pour les juilletistes.2 textes : 
-CARMF Pénurie Médicale : La retraite en temps choisi 
-CSMF Actu du 24 Mai 2019

Dr  Gérard DESMARIS      

1- CARMF : RETRAITE EN TEMPS CHOISI, NOUVEAU DISPOSITIF

En déplacement le 3 Mai dernier, Madame Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé, a annoncé que le seuil d’exonération serait porté de 40 000 € à 80 000 € pour les médecins en cumul retraite / activité libérale exerçant en « zone sous-dense », c’est-à-dire caractérisée par une offre de soins insuffisante ou par des difficultés dans l’accès aux soins.

Il est rappelé qu’en 2017, le Conseil d’Administration de la CARMF avait considéré que le seuil de dispense de 40 000 €, applicable au seul régime Allocations Supplémentaires de Vieillesse (ASV) et non aux autres régimes, était trop bas car très inférieur aux revenus des médecins concernés.

Il n’est certes jamais trop tard pour bien faire, mais la profession a continué à évoluer depuis cette époque et la CARMF rappelle que dans le cadre d’une réflexion approfondie sur les évolutions de la société, elle propose maintenant en parallèle au cumul retraite / activité libérale,  « La Retraite en temps choisi » qui permet la poursuite d’exercice tout en acquérant des points retraites supplémentaires, en bénéficiant d’une majoration de la future pension ET en conservant subsidiairement une couverture prévoyance et décès.

La CARMF invite donc les confrères à une étude circonstanciée, personnalisée et approfondie de la meilleure solution pour une retraite heureuse et sans frustration.

2 – Réforme des retraites : les médecins refusent d’être les dindons de la farce 

La CSMF, qui a participé activement aux discussions sur la réforme des retraites, appelle le Haut-Commissariat à la réforme des retraites (HCRR) à répondre aux questions et inquiétudes des médecins libéraux sur les points suivants :

  • Quel mécanisme collectif pour pallier la baisse des pensions des médecins libéraux que va entraîner mécaniquement la mise en place de la retraite universelle ?
  • Que vont devenir les réserves de la CARMF ? Il est indispensable qu’elles reviennent aux médecins et qu’elles ne servent pas à combler les déficits des régimes spéciaux. Que deviendra aussi la CARMF, qui a par ailleurs une action sociale ?
  • Comment intégrer l’ASV dans le régime universel alors qu’il fait partie du pacte conventionnel ? Comment pérenniser l’ASV et son mode de financement ?
  • Dans un système majoritairement constitué de salariés, quelle sera la place des professions libérales et plus particulièrement des médecins libéraux dans la gouvernance du régime universel ? 

La CSMF se joint au SN-MCR et refuse que les médecins libéraux soient sacrifiés sur l’autel de cette réforme. 

Le Secrétaire Général du SAMA, le Dr Louis Reymondon, s’est procuré le dernier livre « l’Ancre et la Caméra » du Dr Jacques Henri Baixe, fondateur du SAMA, qui a dirigé de nombreuses années le Festival du cinéma subaquatique à Toulon, 

Ce livre est une tranche vivante de son extraordinaire biographie.

LA NEWSLETTER DU SAMA DE MAI 2019

 
  
 MOT DU PRESIDENT 

Chères et chers camarades,

Matinée mémorielle émouvante. Hommages rendus à trois médecins militaires, enfants du MUY, de trois générations successives. Caractères forts. Carrières exceptionnelles diverses guidées par un même idéal. Accueil chaleureux de la municipalité de cette petite localité rurale marquée par l’histoire.

Chaude camaraderie autour du repas regroupant plus de soixante adhérents de Ceux du Pharo, de l’ASNOM, de la SEVG et du SAMA. On en ressort revigoré, pour un temps.

Après-midi, AG du SAMA, retour à la dure réalité !

« Le succès par la persévérance fait oublier les peines d’antan. » (Les pensées africaines 2004) 

Dr  Gérard DESMARIS  

COMPTE RENDU DE L’ASSEMBLEE GENERALE DU SAMA

En marge de la Commémoration de 3 anciens médecins militaires originaires du Muy (83), le SAMA a tenu son Assemblée Générale dans cette même cité à 16h

Etaient présents les Docteurs : F. Chassaing, F. David, G. Desmaris, Ph. Peu Duvallon, J. Feuillerat, J-L. Pinaud, Y. Pirame, L. Reymondon, M. Robert et P. Saliou.

Etaient excusés les Docteurs : B. Lefèvre, X. Loniewski, J-Ch. Remy, les MG. C. Rogier (DCSSA) et Dr. J-M. Brasseur (CNOM), invités. Dr J.M. Brasseur, tout juste rentré d’une période de réserve sur le bâtiment de la Marine Nationale « Auvergne ».

1/ Rapport moral du Président : Dr G. Desmaris

En préambule, le Président se félicite du succès de la manifestation mémorielle de la matinée et de l’hommage simultané rendu au Médecin Principal Marc Laycuras, mort pour la France.

 C’est l’occasion de souligner que ce rassemblement du Syndicat des Anciens Médecins des Armées (SAMA) et des associations (SEVG, ASNOM, Ceux du Pharo) doit être un facteur d’union intergénérationnelle. D’autant que l’action du SAMA, dont la mission d’accompagnement des « flux sortants » de médecins d’active annoncés, devrait s’accroitre. Or elle est confrontée à une crise d’effectifs vieillissants avec un recrutement insuffisant et une absence de féminisation et de jeunes. Et c’est bien ce recrutement qui sous-tend paradoxalement la survie de notre syndicat.

Sont abordées ensuite les différentes missions et activités du Syndicat :

  • Promotion de l’image du médecin militaire et du SSA par sa participation aux baptêmes de promotions et des journées de l’association Santards Navalais et Tradition, creuset des adhérents de demain. Le lien avec les unités est en revanche à promouvoir.
  • Défense en justice des droits et intérêts matériels et moraux de ses adhérents. Rôle dont d’ailleurs peut se prévaloir toute Association (arrêt du 15/03/15 Cours d’Appel de Paris)
  • Guide de la transition professionnelle (refonte du guide de reconversion de 2007). Très gros travail en collaboration avec la Cellule de Reconversion de la DCSSA (Mme M. Lamarque). Sortie programmée fin 2019.
  • Le Site Internet, outil de Communication incontournable, en rénovation depuis 2016 (les newsletters remplaçant les bulletins papier) mais auquel manque un Webmaster bénévole disposant de temps. Prestation extérieure trop onéreuse.
  • Maintien du siège du SAMA au GOMED au prix d’une réduction de loyer et du temps de secrétariat, compensé par le dévouement hors norme de Mme Christine Le PAHUN.
  • la nouvelle réforme des retraites ; surveillance et vigilance du SAMA sur les projets visant les militaires et médecins, en activité comme en retraite. 

Le président conclue son propos en sollicitant plus d’implication de ses membres. « Un sursaut est nécessaire, il y va de la survie du SAMA ».

2/Rapport du trésorier (bilan 2018) :  Dr J. L. Pinaud

Ce bilan détaillé figure en PJ 1. Il dégage un solde de 9158€ en date du 31/12/2018. Un seuil critique est atteint.

Quitus à l’unanimité.

Malgré un solde positif, les adhérents sont vivement sollicités pour soutenir les finances du SAMA par des dons ou des surcotisations à leur convenance.

Le système de virement par Paypal n’est pas favorable au SAMA : rémunération de 4 à 8 € selon le montant. Il pourrait être remplacé dès que possible par un système gratuit type Helloasso. Jusque-là, les chèques sont privilégiés.

3/ Rapport d’Activités du Secrétaire général : Dr L. Reymondon

Lequel retrace l’historique du SAMA, d’abord AMA (type loi 1901) en 1972 sous l’impulsion de Jacques-Henri Baixe, illustre Médecin de Marine avant d’être l’ardent défenseur de nos droits vis-à-vis de la CARMF.

Le SAMA lui succédera (code du travail oblige) avec de nouveaux combats, dont la sauvegarde de nos titres militaires sous l’égide de personnages tels Yves Pirame, doyen d’âge et mémoire vivante du SSA et du SAMA et avec la participation du Professeur J. ROUX et le soutien actif du Sénateur Victor ROBINI, célébré ce matin et siégeant alors à la commission des affaires sociales.

Trente ans plus tard le SAMA, c’est encore et toujours la défense de nos secondes carrières et en même temps la fidélité au service qui nous a formés et à ses valeurs. Face aux défections du bureau, Le Dr L. Reymondon a accepté de reprendre du « service » tout en espérant que cet intérim laisse la place à une consœur féminine (taux voisin de 60% dans nos Ecoles).

Après un rappel des chantiers en cours et des risques financiers qui menacent l’existence du SAMA, le Secrétaire Général en appelle à la mobilisation de tous et livre le Message de B. LEFEVRE, Président d’Honneur gravement souffrant, autour de ses 3 valeurs :

  • « Recherche de l’Excellence,
  • Sens du service
  • Et Amour des autres »

4/ Discussion/Débat

Sur les thèmes évoqués, telle la qualification en médecine générale non acquise en quittant le service. Effet contradictoire entre la polyvalence du médecin militaire et la monospécialité imposée par le CNOM pouvant générer des retards d’installation. Des textes seraient en défaveur des médecins militaires. 

Demande d’infos en ce sens auprès du Directeur des Ecoles de Santé de Lyon et de la DCSSA dans leurs relations respectives avec l’Université de Lyon et du CNOM.

La réforme des retraites « Delevoye » est l’objet d’une présentation par F. Chassaing. Elle ne sera définitive que d’ici 10 ans mais réclame toute notre attention et notre vigilance. A suivre sur newsletter.

Ph. Peu Duvallon souhaite que le SAMA soit représenté au sein des administrateurs de l’ASNOM et propose l’envoi d’une motion aux autres syndicats médicaux, au CNOM et au Quotidien du Médecin.

Après relecture, le texte suivant est adopté par le CA.

Le SAMA, à l’issue de son Assemblée Générale du 13/04/2019, rappelle :

 – la persistance de certaines difficultés rencontrées par les Médecins des Armées lors de leur transition professionnelle vers la vie civile,

 –   la nécessaire vigilance concernant les travaux de la Commission Delevoye sur la réforme des retraites.

La séance est levée à 17h30 après réélection du Président Gérard Desmaris, du Secrétaire général Louis Reymondon, du trésorier Jean Louis Pinaud et du secrétaire-adjoint Michel Robert. Xavier Loniewski a accepté de conserver le rôle de Webmaster à la mesure de sa disponibilité.

Plusieurs membres du SAMA se sont ensuite rendu au remarquable et très instructif Musée de la Libération du Muy où deux guides bénévoles les attendaient.

                                           Le Secrétaire Général adjoint

                                                         Michel ROBERT                                          

Assemblée Générale du SAMA au Muy le samedi 13 avril 2019

Tour de table de gauche à droite :

Jean-Louis PINAUD, Michel ROBERT, Gérard DESMARIS, Jean FEUILLERAT, Pierre SALIOU, Yves PIRAME, Louis REYMONDON, François CHASSAING, Philippe PEU DUVALLON