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LA NEWSLETTER DU SAMA

15/04/2022 MOT DU PRÉSIDENT

Edito du Président

Chers amis, Notre président Gérard Desmaris continue sa rééducation mais ne peut encore reprendre les rênes. Il nous a fait parvenir quelques pages ci-dessous de son « carnet de bord de malade », propres à nous faire méditer sur cette situation que nous avons tous abordée sous un autre angle au long de nos années d’exercice. Bon courage Gérard, on t’attend avec impatience ! Continuons donc à porter le flambeau et à préparer notre future assemblée générale : nous l’avons voulue en présentielle le samedi 4 juin, dans les locaux aimablement prêtés par l’ASNOM, 19 rue Daru à Paris 8e. Cela va être l’occasion de se revoir enfin, de partager outre le repas, nos souvenirs, nos expériences, nos problèmes et nos espérances. Nous devrons remettre statutairement en place un nouveau conseil d’administration dynamique qui désignera son bureau et son président. Ce sont des moments importants dans la vie d’une communauté, particulièrement dans celle d’un syndicat : nous avons retenu ce samedi de la Pentecôte car plus propice à la venue à la Capitale des provinciaux. Nous avons aussi à réfléchir sur les grandes orientations et sur les priorités du SAMA : des problèmes existent sur la reconversion de nos jeunes camarades, sur l’évolution des divers exercices, sur l’avenir de nos retraites, sur la reconnaissance des qualifications et bien d’autres sujets sur lesquels le SAMA dot se faire entendre.

D’autres problèmes nous sont encore plus spécifiques :

– Redynamiser veut aussi dire faire évoluer notre structure avec l’accueil des médecins non issus de nos écoles, avec ceux qui ont partagé les OPEX, avec les médecins réservistes qui se trouvent confrontés à des problématiques identiques.

– La féminisation du corps médical dépasse les 50% en France mais n’atteint pas 5% au SAMA : trouvez l’erreur…

– Je n’ose enfin regarder la moyenne d’âge de nos adhérents par crainte de me trouver encore jeune

– Notre trésorerie est bien entendu le reflet de cette situation Des solutions existent qui vont nécessiter un effort de chacun et qui passent par une motivation plus explicite de notre démarche, la remobilisation des énergies, par notre participation à la Formation Continue, par une organisation plus opérationnelle en liaison avec la DCSSA. Après notre entrevue avec le Directeur Central, nous allons bientôt être reçus par le sous-directeur « études et politiques des ressources humaines », le MGI Honoré pour évoquer la réédition de notre Guide, la reconversion plus aisée de nos camarades qui facilitera un recrutement devenu très problématique, la participation des anciens à la réserve Opérationnelle, entre autres. Je veux finir par un simple slogan (c’est l’époque) : « J’ai choisi d’adhérer au SAMA : je paye ma cotisation, j’essaie de venir à l’assemblée générale et je le fais connaitre autour de moi » Je compte sur vous. Amicalement et solidairement.

Bernard Lefevre,

Président par intérim du SAMA

Février 2022 CHRONIQUE DU DOCTEUR GERARD DESMARIS

Préambule Chers et Chères Camarades, Je tiens tout d’abord à vous remercier pour vos messages de soutien et vœux de rétablissement. Trois mois après mon accident, je suis toujours en pleine rééducation et m’accroche. Je mets un pied devant l’autre avec l’aide d’une « béquille » ou d’un tripode. C’est un début, je sais que ce sera long et le progrès pas forcément linéaire. De l’autre côté de la barrière, on voit les choses différemment, on observe, on fait aussi des rencontres extraordinaires. Je vous adresse quelques pages de mon livre de bord ou de lit ! Bernard B., mon voisin de lit, ancien de la Légion

Depuis plusieurs matins, j’entends des expressions militaires puis des chants de tradition : « Tiens, voilà du boudin* pour les Alsaciens et les Lorrains ; pour les Belges y en a point, pour les Belges y en a point, tire-au-cul », c’est le réveil de Bernard, mon voisin de lit. *pas comestible, c’est le barda du soldat roulé en forme de polochon Après discussions, nous nous rendons compte que nous avons participé à des missions « d’observation » (euphémisme) dans les mêmes zones et au même moment. Il s’agissait, dans le cadre des accords tripartites de Potsdam, d’identifier et de comptabiliser les moyens soviétiques en Allemagne de l’Est et à Berlin Est. Lui sur terre avec des engins du génie, moi dans les airs avec des équipages de l’Armée de l’Air, sur de petits avions comme des Broussards ou des plus gros porteurs (Transall Nord Atlas Gabriel) astiquant le couloir aérien menant à Berlin avant de littéralement plonger sur la piste de Tegel. Grande époque de la Guerre Froide et étonnante ; il n’était pas inhabituel qu’un membre d’équipage soit interpellé par un opérateur russe familier « Commandant Kurz, n’oubliez pas aujourd’hui c’est l’anniversaire de votre femme Nadine … Les protagonistes se connaissent et se reconnaissent ! J’ai eu la chance d’assister à la fissuration puis à la chute du Mur (9/11/1989) et sans doute, d’être, avec quelques collègues, un des derniers officiers occidentaux à franchir CheckPoint Charlie dans les deux sens. A l’Est où règne la grisaille et l’odeur de la fumée de lignite, nous sommes accueillis par des vétérans de la Grande Guerre Patriotique qui vont nous cornaquer dans le secteur soviétique en nous montrant bien qui sont les vrais vainqueurs du Reich et de Berlin. Je garderai toujours en mémoire la vision du cimetière ou plutôt nécropole de Treptow où reposent des milliers de combattants soviétiques tués avant la prise du Reichstag. Deux jours plus tard, la foule berlinoise franchit sans contrôle la frontière, de rares soldats russes essayant de vendre des breloques et des morceaux du mur. Avec bernard, le temps passait plus vite, nous rigolions bien. Les repas ne venant pas de chez Bocuse, il voulait monter un commando pour kidnapper le cuistot et lui faire un sort ! Quand un soignant ou un visiteur lui demandait « comment allez-vous ? il répondait par un aphorisme de vieux soldat : « A pied le matin mais retour plus difficile ! » Ses blagues et son humour n’étaient pas toujours bien appréciés. Etiqueté trublion et trop rapidement diagnostiqué présentant des troubles cognitifs, il sera admis en EHPAD, triste fin ! Il manque des lits en service de soins de suite et rééducation.

Les EHPAD, eux, ont perdu 30% de leurs locataires et sont en déséquilibre financier. Attention, il faudra contrôler ces transferts ! Beaucoup de citoyens s’accordent pour dire qu’un grand plan santé est nécessaire. Il faut passer d’une vision budgétaire à une vision plus humaine et plus « militaire » : quelles missions sont à préserver ? et leur donner les moyens nécessaires quoi qu’il en coûte ! moyens techniques mais aussi humains avec formation adéquate. 100 000 lits supprimés en 20 ans et 30% des effectifs soignants évaporés ! il est temps d’en terminer avec cette médecine industrielle. Un soir, Bernard chute et réclame de l’aide. On appuie sur la sonnette d’alarme avec son gros bouton rouge et personne ne vient ! Je tape sur les tuyaux de chauffage central. Enfin, les « secours arrivent » – Toujours vérifier qu’à l’autre extrémité de l’alarme, une équipe soit prête à intervenir dans un temps raisonnable ! Retourné à la vie civile, Bernard, électromécanicien, il avait monté une petite entreprise de soutien aux industries électronucléaires, gaz and oil …. Son père avait lui aussi servi dans le génie. Il était autorisé à conduire tout type d’engins américains destinés à la réfection des pistes, parkings, taxiways des bases aériennes. Ces engins, j’ai pu les voir en action lorsque j’étais conseiller médical de la Direction de l’infrastructure de l’Air et des régiments du génie de l’Air. J’aurais bien aimé que le père et le fils soient invités à une Sainte Barbe à Toul réunis autour d’un pichet de gris ! La seule petite joie de Bernard aura été de voir son petit-fils à la télévision dans l’émission DALS – Adieu Bernard, fidèle compagnon d’infortune. Madame Stravinsky ou bien MILAN ? Je suis dans la salle de kiné. Derrière moi discutent un patient et une patiente, moitié en français, moitié en langue étrangère. Je reconnais cet accent inimitable d’Europe orientale. Je suis en chambre 6, elle dans la 7. Elle vient bavarder et nous sympathisons. Elle est originaire de la région près de Kaliningrad, l’enclave russe jouxtant les pays baltes. Anciens territoires de l’empire austro-hongrois, la Pologne, la Russie, la Prusse, l’Ukraine s’y sont affrontés comme encore aujourd’hui. Les habitants ont souffert : les uns déportés en Allemagne, la Pologne s’étant vue obligée de procurer de la main d’œuvre pour le Reich. Ceux qui ont déplu aux commissaires politiques de Staline ont été déportés en Sibérie. Par chance, les 2 parents de Madame Stravinsky sont polonais, elle obtiendra donc un passeport polonais qui lui permettra de voyager et de rejoindre la France et Lyon, ville de foires qui est depuis des années un foyer d’immigration ukraino-polonais. On ne peut comprendre les tensions géopolitiques actuelles sans connaître l’histoire de ces territoires et de leurs habitants meurtris, déplacés, spoliés et parfois exécutés. Lire l’excellent ouvrage de Philippe Sands « Retour à Lemberg » qui relate également l’élaboration du Droit International à l’aube du procès de Nuremberg : notions de crime de guerre, crime contre l’humanité, génocide, responsabilité individuelle ou collective ? Y a-t-il une petite part d’humanité cachée chez ces monstres (telle fut la quête inlassable du fils du ReichLeiter Franck, gouverneur nazi de Varsovie). Madame Stravinsky (Pologne) ou Milan (Ukraine) est heureusement rentrée chez elle. Plus de causeries le soir avec ce bel accent. Je la regrette beaucoup – Do widzenia Stravinska Perspectives Ces deux chroniques font miroir à l’actualité. Pour ce qui concerne la défense, je voudrais rappeler :

1) Une évolution de la Charte OTAN depuis novembre 2019, l’article 5 s’applique à l’espace exo-atmosphérique une attaque d’un intérêt d’un allié dans ou à partir de cet espace, autorise la riposte de tous.

2) Les pressions de l’UE semblent avoir réduit les risques à la frontière biélorusse (retour organisé des migrants kurdes)

3) Les négociations USA/RUSSIE à Genève sont vouées à l’échec : Poutine exige que 25 ans d’évolution de pays de l’ex bloc soviétique vers la démocratie et l’adhésion à l’OTAN soient gommées ? Pologne, Etats baltes, Roumanie.

4) Vers une nouvelle guerre des Etoiles ? La nouvelle législation 2022 sur la défense nationale US prévoit : « tout ce qui pénétrera dans l’espace aérien US et qui n’est pas sensé s’y trouver, sera considéré comme une menace ! » Que faut-il entendre par « Tout » ? Engins avions spatiaux hypervéloces et hypermanoeuvrant, quasiment invisibles, déjà identifiés ou non, de quelle origine ? Du travail pour l’United States Space Force !

Parution d’un livre remarquable « De la peste de Justinien à la Covid-19 – Histoire des infections à Lyon » – Coordination : Jean Freney Livres EMCC- jdidees – ISBN : 978-2-35-740-555 Les institutions, les lieux, les hommes, les moyens pour lutter contre les épidémies. Superbes illustrations – 40 € Bonne lecture.

G. Desmaris

Calendrier 2è trimestre 2022

Bureau : 11/05/2022

Assemblée Générale : 4/06/2022 – ASNOM, 19 rue Daru à Paris 8e

Bureau : 22/06/2022

Nouvelles coordonnées du SAMA GOMED/SAMA 10 Rue Treilhard 75008 PARIS 07 50 55 66 62

Notre nouveau mail : gomed.sama@gmail.com Le SAMA est toujours hébergé par le GOMED. Le Secrétariat est assuré par Catherine Calvino qui a pris le relais de Célia Paillard.

Cotisation 2022 N’oubliez pas de régler votre cotisation 2022, celle-ci est nécessaire pour la survie du SAMA. Ci-dessous bulletin à remplir et à envoyer à GOMED-SAMA -10, rue Treilhard – 75008 PARIS. Ne pas tenir compte de cet appel si vous avez déjà réglé votre cotisation 2022.

PROPOSITION D’INSTALLATION POUR UN MÉDECIN GÉNÉRALISTE DANS LE VAL D’ ANTRAIGUES-ASPERJOC

« Notre commune Vallées d’Antraigues Asperjoc (village de Jean Ferrat) recherche son médecin généraliste. Notre commune, de 1 000 habitants plus l’ancien canton d’Antraigues qui comporte 10 communes alentours, est particulièrement agréable pour une vie simple, à la campagne, dans un village à l’esprit convivial.

Le médecin actuel âgé de 75 ans souhaite prendre sa retraite après 48 ans d’activité.

Prenez contact au 06 52 27 14 11″

L’Assemblée Générale du SAMA DU SAMEDI 04 DECEMBRE 2021

RAPPORT D’ACTIVITE

(Michel ROBERT, Secrétaire Général)

Depuis notre Assemblée Générale du 30 mars dernier qui n’a pu se tenir qu’en conférence téléphonique, le bureau s’est réuni à 5 reprises et a pu organiser 2 CA, tout cela en distanciel bien sûr, contexte sanitaire oblige.

1- COMMUNICATION

Le SAMA, comme beaucoup d’Associations, a été mis à mal par l’absence de contacts et de communication directe à l’origine d’un repli sur soi quasi général. Et le publipostage de 2 newsletters (les 16 juin et 25/09) n’a pas suffi non plus à provoquer la réactivité ou l’interactivité souhaitée avec nos adhérents.

L’incendie de la plateforme d’hébergement de notre site, que nous avait déniché Bernard Lefevre, a également assombri notre espoir de meilleure visibilité. Il va nous falloir trouver rapidement un mode de communication plus souple et à la hauteur de nos moyens. La Survie du SAMA en dépend ne serait-ce que pour nous faire connaître du flux de médecins quittant le service.

Une porte est sans doute à rouvrir, celle de la Presse Médicale et d’Actu Santé, la très belle revue en ligne du Service de santé. B. Lefevre vous en parlera.

A noter quand même en matière de représentation un RDV fructueux auprès du Nouveau Directeur Central Le MGA Philippe ROUANET de BERCHOUX qui a reçu B. Lefevre et G. Desmaris le 5 juillet et 2 rendez-vous ratés à Lyon, la journée des Anciens en juin et le baptême de promotion du 2 octobre pour lesquels nous n’avons pas reçu les invitations officielles habituelles.

2- ADHERENTS ET RESSOURCES HUMAINES

Les ressources financières sont le nerf de la guerre. Sans cotisations suffisantes toute association est vouée à s’éteindre. Notre dernier annuaire remonte à 2013. On y note sur 270 adhérents dont pas moins de 130 adhérents en DRT cad Double Retraité. Je vous laisse deviner la moyenne d’âge et le genre de préoccupations de ces promotions lointaines.

Les modifications incitatives par le biais d’un bulletin de relance de cotisations plus adapté incluant notamment le bénéfice d’un crédit d’impôt à hauteur de 66% pour cotisations syndicales y compris pour les DRT n’ont pas été concluantes et le taux de cotisations reste faible autour de 15%.

D’un autre côté les ressources humaines du SAMA sont dans le rouge. Nul besoin de vous faire un dessin.

La mise à l’écart de notre Président Gérard Desmaris pour quelques mois et la disparition de notre regretté J-L Pinaud nous ont obligés à plonger dans notre « réserve intérimaire » en faisant appel à 2 présidents honoraires, Bernard Lefevre et Xavier Loniewski, que l’on remercie vivement, eu égard à leur santé pour l’un et à la charge professionnelle pour l’autre. Mais le compte n’y est pas. La porte est grande ouverte aux candidatures à 3 postes d’adjoints et à des compétences en informatique. Osez !! Vous ne le regretterez pas.

Belle embellie dans ce tableau, l’arrivée (en remplacement de Christine Lepahun retraitée depuis le 1° juin) de Célia Paillard, un véritable bonheur et déjà une collaboratrice efficace et appréciée.

3- RAJEUNISSEMENT et FEMINISATION DES MEMBRES ET DES ADMINISTRATEURS.

Ce sujet est capital et sera le grand chantier des mois à venir. Notre handicap à la « pêche » aux sortants du service actif tient au manque de concertation avec la DCSSA mais cela est en cours de régularisation. Les médecins en activité ont désormais accès aux infos sur le SAMA et au guide de la reconversion en ligne par le site Intradef. En revanche, il nous est impossible de connaître la liste nominative de toutes celles et ceux qui quittent quotidiennement le Service et ne nous contactent pas !!!

Il nous faudra donc aller les chercher un par un et les convaincre. De nombreuses pistes vont être explorées. Notre président va vous les exposer. Nous en appelons également et pourquoi pas à vos idées et vos initiatives.

Merci de votre attention

PROPOSITION DE MODIFICATION DES STATUTS DU SAMA 04 décembre 2021, assemblée générale extraordinaire à Paris

Modifications concernant :

  • –  Article 1
  • –  Article 2 paragraphe 1Article 1 : DENOMNATIONTexte actuel :
    Il est créé un syndicat dénommé « Syndicat Professionnel des Anciens Médecins des Armées » (Terre, Mer, Air) : SAMA, régi par le livre IV du Code du travail et les présents statuts Proposition nouvelle qui tient compte de l’acception désormais acquise de sa démarche :
    Il est créé un syndicat dénommé « Syndicat des Anciens Médecins des Armées » : SAMA, régi par le livre IV du Code du travail et les présents statutsArticle 2 : OBJETTexte actuel :
    Le syndicat a pour objet :

1) De grouper les Anciens Médecins des Armées, retraités ou non, afin de défendre leurs intérêts matériels ou moraux, économiques ou professionnels.
Sont anciens « médecins des armées françaises » :

  • –  Les anciens élèves des Ecoles de Santé des Armées
  • –  Les médecins issus du milieu civil ayant effectué un contrat de service continu d’au moins deux ans dans le Service de Santé des Armées.Proposition nouvelle qui tient compte de l’évolution des missions du Service de Santé des Armées :Le syndicat a pour objet :

2) De grouper les Anciens Médecins des Armées, retraités ou non, afin de défendre leurs

intérêts matériels ou moraux, économiques ou professionnels. Sont anciens « médecins des armées françaises » :

  • –  Les anciens élèves des Ecoles de Santé des Armées
  • –  Les médecins issus du milieu civil ayant effectué un contrat de service continu d’au moins une année dans le Service de Santé des Armées.
  • –  Les médecins issus du milieu civil appartenant à la Réserve Opérationnelle ayant effectué au moins quatre mois d’OPEX ou ayant été blessés en cours de service.

LA NEWSLETTER DU SAMA DE JANVIER 2022


 


               
31/01/2022  MOT DU PRÉSIDENT 
Edito du Président 
Chers amis,
Après cette année si difficile, c’est bien sûr une très belle année 2022 que je souhaite à chacun d’entre vous et au SAMA. Notre société a touché du doigt combien la santé est un bien précieux et combien ses acteurs doivent être bien formés, soutenus, respectés afin de remplir correctement la mission qui leur est dévolue. Voilà de quoi réfléchir sur le rôle du SAMA.
En l’absence de notre président Gérard Desmaris, qui se remet doucement de son AVC et auquel nous pensons, nous devons faire face et avancer car des urgences demeurent que nous devons traiter. Notre dernière assemblée générale a insisté sur ces problèmes importants de recrutement, de cotisation, de fonctionnement, de rayonnement, entre autres. Prenez quelques minutes pour lire les rapports de cette AG. En effet, des solutions existent qui doivent redonner à notre action syndicale l’efficacité qu’ont voulue nos prédécesseurs : cela va nécessiter de relever nos manches et tout d’abord de régler le plus rapidement possible nos cotisations : seulement 15% d’entre nous l’ont versée en 2021, est-ce vraiment normal ?
Voilà une entrave majeure à notre démarche.Une nouvelle piste se présente avec la possibilité d’entrer dans le cadre du Développement Professionnel Continu (DPC) pour tous ceux qui sont encore en activité et qui ont l’obligation d’y recourir sous peine de pénalités. Via un partenariat, cela pourrait assurer au SAMA dans un premier temps un fonds de roulement et pourquoi pas davantage, comme le font déjà quelques syndicats médicaux.
En adhérant au SAMA, vous avez choisi de vous montrer généreux et solidaires : notre bureau est à votre service mais n’aura d’existence réelle que si vous l’aidez en cotisant, en participant à nos réunions régionales et à notre AG, en proposant vos services et vos compétences, et aussi en faisant connaitre le SAMA à tous nos camarades qui pourraient nous rejoindre. Pensez enfin à contacter les médecins civils de la réserve opérationnelle de votre entourage qui peuvent désormais adhérer au SAMA. Cela n’est pas grand-chose pour chacun mais représente un énorme travail si seulement une dizaine d’entre nous se sentent concernés.Passez donc une belle et bonne année et merci de votre soutien.
Amicalement et solidairement.
Bernard Lefevre
Président par intérim du SAMA  

AG Déc 2021: RAPPORT D’ACTIVITE 
Depuis notre Assemblée Générale du 30 mars dernier qui n’a pu se tenir qu’en conférence téléphonique, le bureau s’est réuni à 5 reprises et a pu organiser 2 CA, tout cela en distanciel bien sûr, contexte sanitaire oblige.

COMMUNICATION
Le SAMA, comme beaucoup d’Associations, a été mis à mal par l’absence de contacts et de communication directe à l’origine d’un repli sur soi quasi général. Et le publipostage de 2 newsletters (les 16/06 et 25/09) n’a pas suffi non plus à provoquer la réactivité souhaitée de nos adhérents.
L’incendie de la plateforme d’hébergement de notre site a également assombri notre espoir de meilleure visibilité. Il va nous falloir trouver rapidement un mode de communication plus souple et à la hauteur de nos moyens. La Survie du SAMA en dépend ne serait-ce que pour nous faire connaître du flux de médecins quittant le service.Une porte est sans doute à rouvrir, celle de la Presse Médicale et d’Actu Santé Armées, la très belle revue en ligne du Service de santé. (3 numéros/an)  

ADHERENTS ET RESSOURCES HUMAINES
Les ressources financières sont le nerf de la guerre. Sans cotisations suffisantes toute association est vouée à s’éteindre. Notre dernier annuaire remonte à 2013On y note 270 adhérents dont pas moins de 130 adhérents en DRT (Double Retraité). Je vous laisse deviner la moyenne d’âge et le genre de préoccupations de ces promotions lointaines.
Nous serions en réalité 450 (chiffrés sur notre base Access).Les modifications incitatives par le biais d’un bulletin de relance de cotisations plus adapté incluant notamment le bénéfice d’un crédit d’impôt à hauteur de 66% pour cotisations syndicales y compris pour les DRT n’ont pas été concluantes et le taux de cotisations reste faible autour de 15% !!
Les ressources humaines SAMA sont dans le rouge. Nul besoin de vous faire un dessin. La mise à l’écart de notre Président Gérard Desmaris pour quelques mois et la disparition de notre regretté J-L Pinaud nous ont obligés de recourir à notre « réserve intérimaire » en faisant appel à 2 présidents honoraires, Bernard Lefèvre et Xavier Loniewski, que l’on remercie vivement, eu égard à leur santé pour l’un et à la charge professionnelle pour l’autre. Mais le compte n’y est pas.  La porte est grande ouverte aux candidatures à 3 postes d’adjoints et à des compétences en informatique. Osez !! Vous ne le regretterez pas.
Belle embellie dans ce tableau mais de courte durée, l’arrivée (en remplacement de Christine Le Pahun retraitée depuis le 1° juin) de Célia Paillard, un véritable bonheur et déjà une collaboratrice efficace et appréciée. Mais en fin de CDD non renouvelé. 

RAJEUNISSEMENT et FEMINISATION DES MEMBRES ET DES ADMINISTRATEURS. Ce sujet est capital et sera le grand chantier des mois à venir. Notre handicap à la « pêche » aux sortants du service actif tient au manque de concertation avec la DCSSA mais cela est en cours de régularisation. Les médecins en activité ont désormais accès aux infos sur le SAMA et au guide de la reconversion en ligne par le site Intradef. En revanche, il nous est impossible de connaître la liste nominative de toutes celles et ceux qui quittent quotidiennement le Service et ne nous contactent pas !!!Il nous faudra donc aller les chercher un par un et les convaincre. De nombreuses pistes vont être explorées. Notre président va vous les exposer. Nous en appelons également et pourquoi pas à vos idées et vos initiatives.
Michel Robert
Secrétaire Général. 

2/02/2022  DPC et SAMA 

Formation professionnelle continue : Le DPC pour les professionnels de santé libéraux 

Comme évoquée dans mon éditorial, une opportunité se présente avec la mise en application du DPC, pour les syndicats et donc particulièrement pour le SAMA.

Que signifie « DPC » ?

Le « développement professionnel continu » est un parcours pluriannuel réparti sur trois ans permettant aux médecins d’approfondir ou de maintenir les connaissances et/ou compétences scientifiques nécessaires à l’exercice quotidien de leur profession.

Cette notion de « DPC » a été introduite dans le code de la Santé Publique en 2009 par la loi HPST. Ce terme fait l’objet d’une réforme en 2016 par la loi de modernisation de notre système de santé.

Quels sont les buts du DPC ?

Le but du DPC est de répondre au mieux aux enjeux du système de santé d’une part mais également à l’évolution des exercices professionnels d’autre part.

Quelles sont les exigences du DPC ?

Chaque médecin doit suivre au cours d’une période de trois ans deux types d’action de formation parmi les trois suivantes :

– évaluation des pratiques professionnelles, 

– gestion des risques 

– formation continue.

Le Conseil de l’Ordre départemental a autorité pour contrôler pour chaque médecin le suivi de ce programme triennal.

Qu’est-ce qu’une action de DPC ?

Une action de DPC est un programme de formation qui doit répondre de trois fondamentaux :

  • Etre conforme à une ou plusieurs orientations nationales de DPC
  • Etre mis en œuvre par un organisme enregistré par l’Agence Nationale du Développement Professionnel Continu (ANDPC) et évalué favorablement par la commission scientifique des médecins,
  • Intégrer une des méthodes validées par la Haute Autorité de Santé : formation à distance, simulation en santé, réunion de concertation pluridisciplinaire, accréditation, audit clinique, etc…

Comment un organisme de formation devient -il dispensateur de DPC ?

Un organisme dispensateur de DPC fait l’objet d’un enregistrement auprès des services de l’ANDPC. Ce label repose sur deux exigences fondamentales que sont la validité des méthodes et des compétences pédagogiques et scientifiques offertes par l’organisme 

Et en pratique, comment s’inscrire à un programme ?

Un médecin libéral doit, pour bénéficier d’une formation DPC, être titulaire d’un compte personnel ouvert sur mondpc.fr

Parallèlement à son inscription auprès de l’organisme dispensateur de DPC, chaque médecin doit, muni du numéro du programme concerné, ouvrir ses droits pour ce dernier via ce compte personnel. Depuis début 2020 et dans les respects de la réglementation du RGPD, les organismes ne sont plus en mesure de réaliser cette tâche à la place du participant.

Un programme sera pris en charge dans la limite de 21 heures de formation par an et par médecin pour un forfait annuel total de 1995 euros par an. Depuis 2019, l’ensemble de ce forfait de 21 heures peut désormais être alloué à des formations non-présentielles ce qui constitue une évolution comparativement aux années précédentes. 

Quel intérêt ai-je à suivre un programme de formation DPC ?

Les bénéfices sont nombreux que vous soyez médecin libéral ou hospitalier :

  • Vous suivez des programmes de formation dont le contenu a été validé,
  • Vous répondez aux objectifs de santé publique définis par les instances,
  • Votre programme est financé par l’ANDPC si vous êtes médecin libéral (à condition que vous le terminiez),
  • Vous touchez une indemnité de 22,5 euros/ heure pour vous former (si votre programme est bien validé). 
  • Vous répondez à votre obligation triennale de DPC.

Que peut faire le SAMA ?

Nous pouvons monter un partenariat avec un organisme dispensateur de DPC.

Nous apportons des contacts qui pourront ainsi remplir leur obligation de DPC.

Nous recevons en retour une rétrocession qui pourrait être de 10€/heure de formation

Le SAMA serait donc le contact initial. Les premières années, il s’adresse à son partenaire :  un partenaire français agréé qui développe des formations. 

Possibilité à terme d’obtenir un agrément et d’avoir son propre catalogue.

On rechercherait alors des contacts (tel/portable /email) via chacun d’entre nous pour avoir une liste des professionnels libéraux en activité.

Ceux-ci pourraient choisir sur catalogue la formation qu’ils souhaitent en bénéficiant des mesures offertes dans le cadre du DPC.

Y aurait-il des volontaires pour nous aider à développer ce projet ? à le structurer et à proposer des programmes ?  Ce serait une véritable activité syndicale qui pérenniserait les ressources du SAMA.

Merci à tous de nous faire connaitre votre ressenti devant ce challenge et à ceux qui auraient la possibilité de nous aider.

Bernard Lefevre

Président par intérim

2/02/2022  Billet d’humeur 

Rapport sur le moral

Le rapport sur le moral rythmait – entre autres rapports et obligations réglementaires – la vie de nos collectivités en unité, il partait du corps de troupe et montait régulièrement par la voie hiérarchique en étant bien sûr édulcoré à chaque échelon, histoire de ne pas être mal noté, et le ministre de la Défense se retrouvait (et se retrouve encore aujourd’hui, parions- le) avec une situation « normale » n’appelant pas de réaction particulière. 

Les plus vieux d’entre nous se souviennent de la grève des gendarmes en 1989 et un M. Chevènement tout surpris.

Quel est notre moral en ce moment ?

Pas besoin de faire un rapport au début de cette année 2022 :  le moral global des français n’est pas bon (nous serions les plus pessimistes des peuples européens) et ne va pas en s’améliorant. 

Une cause très clairement identifiée, admise par tous, est la crise sanitaire COVIDienne :  la baisse de l’épidémie en été avec la vaccination et l’espoir d’en finir bientôt a engendré une euphorie collective et contagieuse, et le constat désabusé des contaminations massives par le nouveau variant, du passeport vaccinal, des limites de la vaccination a retourné le moral français.

En première ligne , sur le terrain , la troupe des soignants est clairement fatiguée et son moral affaibli  , avec le cercle vicieux qui s’est installé : baisse des effectifs , charge de travail augmentée avec contraintes sanitaires maintenues , Ségur de la Santé décevant ( pas de réformes structurelles , salaires peu augmentés) , administration (s) toujours vue comme inefficace voire nocive , etc ont aggravé la vie des soignants , provoquant du coup de nouveaux départs  et l’auto aggravation de cette situation .

Une nouveauté, vraiment ?

Le constat le plus révélateur est le type de départ des soignants : 

   le lot habituel des départs vers de meilleurs postes est très important, mais on peut évoquer un effet de « rattrapage » après les années 2020-2021 quand le personnel est resté en place pour de multiples raisons, dont le dévouement collectif professionnel : nous avons fait notre devoir.

–  un lot nouveau est apparu : les soignants quittant la fonction, dégoûtés définitivement du métier ! La crise COVID n’a fait qu’exacerber un malaise très profond, les soignants n’ont plus la foi, foi dans leur carrière, fois dans leur établissement, foi dans le système de santé français, foi dans les perspectives …

Le 8 Janvier dernier, les Prs Galam, Colombat et Sibé ont publié une tribune sur le site de France Info expliquant leur démission de l’OQVT (Observatoire de la qualité de vie au travail), organisme mis en place en 2017 après un rapport de l’IGAS de 2016 constatant qu’il y avait un sérieux problème !

Le Pr Galam est intervenu sur le JIM.fr le 27 Janvier pour expliquer encore cette démission, en reprenant simplement un constat évident pour nous, les professionnels de santé mais apparemment pas pour notre ministre : la situation n’est pas bonne, le moral s’en va, et les propositions de son OQVT sont restées lettre morte. Son idée est de placer cette question dans les débats de l’élection présidentielle.

Alors, qu’est-ce qui vous ferait plaisir docteur ?

Professionnellement ma réponse (et la vôtre j’espère !) est : assurer la relève !

Il existe un besoin pour la santé des français, et si les facultés forment suffisamment de soignants (médecins, infirmiers, MKDE, …) je veux bien attendre encore quelques années pour prendre ma retraite. Après tout ce sont eux qui nous soigneront !

Bonne année 2022 à tous et à vos familles, mes chers camarades, avec un bon moral et une pensée pour notre président empêché Gérard Desmaris. 

François Chassaing 

Président d’honneur du SAMA

Calendrier 1e semestre 2022

  • Conseil d’administration : 23/02/2022
  • Bureau : 23/03/2022
  • Conseil d’administration : 13/04/2022
  • Bureau : 11/05/2022
  • Assemblée Générale : 4/06/2022
  • Bureau : 22/06/2022

Nouvelles coordonnées du SAMA

GOMED/SAMA: 10 Rue Treilhard – 75008 PARIS 

tel: 07 50 55 66 62

Notre nouveau mail : gomed.sama@gmail.com

Le SAMA est toujours hébergé par le GOMED.  

Le Secrétariat est assuré par Catherine Calvino qui a pris le relais de Célia Paillard.

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LA NEWSLETTER DU SAMA DU 25/10/2021

MOT DU PRÉSIDENT

Edito du Président

Chers amis,

Notre Président, Gérard Desmaris, vient d’être victime d’un accident vasculaire cérébral en ce début d’octobre. Après une semaine difficile en réanimation il a pu être transféré un service de neurologie puis en service de rééducation. A ce jour il reste très diminué entre autres par une hémiplégie gauche et une grande fatigabilité. Son moral reste bon mais la rééducation est difficile et douloureuse. Notre très sincère pensée va vers lui et ses proches qui l’entourent, en espérant qu’il puisse retrouver toutes ses facultés le plus vite possible.

En attendant son retour, le bureau a dû prendre des dispositions pour combler son absence et m’a demandé de reprendre la présidence par intérim. Le Conseil d’administration du 19octobre a entériné cette décision et c’est donc avec Michel Robert, notre secrétaire général, Louis Reymondon, notre secrétaire général adjoint et Xavier Loniewski, qui vient d’accepter d’être trésorier par intérim, que nous restructurons notre bureau avec l’aide de Celia, notre nouvelle assistante.

Pour faire honneur à notre Président, nous n’allons pas baisser les bras et au contraire mettre les bouchées doubles car la situation l’exige.

Tout d’abord Il nous faut faire face à notre dramatique fuite d’adhérents et de notre absence de recrutements. Cela est d’autant plus incompréhensible que la situation des médecins est compliquée, que des problèmes aigus touchent la pratique civile et celle des militaires. Un énorme travail doit être entrepris pour mieux nous faire apprécier.

Dans cet esprit et faisant suite à notre rencontre avec le Directeur Central en juillet, nous pouvons davantage nous faire connaitre au sein du Service de Santé (article dans Actu Santé et rencontres avec les Directeurs régionaux). Il faut aussi poursuivre la remise à jour de notre Guide à la reconversion.

Nous devons retrouver trace de nos camarades, déjà civils et ne nous ayant pas rejoint, grâce aux annuaires des associations et du Conseil de l‘Ordre.

Nous pouvons enfin nous rapprocher de nos camarades de la Réserve Opérationnelle, anciens du corps et réservistes civils, avec lesquels nous partageons nombre de problèmes professionnels de réinstallation voire de retraite. Une modification de nos statuts va être nécessaire.

Voilà quelques pistes que nous avons évoquées lors de ce dernier CA qui a aussi fixé notre prochaine Assemblée Générale au samedi 4 décembre à l’occasion de notre traditionnelle « croisière en bateau mouche sous les ponts de paris » et du tirage de notre tombola, ultime et indispensable ressource pour notre pauvre SAMA.

Pourra-t-on compter sur votre grande générosité en prenant quelques tickets à cette traditionnelle tombola qu’animaient si remarquablement nos deux chers disparus, Jean Charles Rémy et Jean Louis Pinaud ?

Merci de votre soutien pour votre démarche auprès de nos camarades, par votre aide matérielle et financière : il est indispensable car nous ne pouvons rien faire sans vous.

En toute solidarité et bien amicalement

Bernard Lefevre
Président par intérim du SAMA

19/10/2021: Qu’est-ce que le SAMA (Syndicat des Anciens Médecins des Armées) ?

Voici ci-dessous le texte relatif au SAMA, destiné au prochain ACTU SANTE.

En juillet dernier, le Directeur Central recevait le Président d’Honneur et le nouveau Président du SAMA. Créé en 1973, cet organisme, qui réunit depuis près de 50 ans les médecins qui ont entamé une deuxième carrière après leur service actif (1), poursuit avec toujours plus de dynamisme son action de soutien, d’information et de représentation au service de tous les membres du corps.

Pourquoi le SAMA ?

C’est une amicale qui a dû se transformer en syndicat professionnel pour défendre ses droits en justice en vue de percevoir une retraite civile qui a été cotisée. Il est devenu une structure complémentaire au Service de Santé pour ces camarades en proposant de les accompagner au travers des méandres administratifs et professionnels de la médecine civile :

  • Contrats publics et privés,
  • Reconnaissance des titres militaires,
  • Reconnaissance de l’ancienneté hospitalière
  • Perception d’une double retraite,
  • Installation et concurrence,
  • Constitution de réseaux professionnels
  • Conseils pour les emprunts,
  • Gestion du personnel, etc…Autant de problèmes cruciaux qu’il a fallu résoudre parfois de façon très acharnée pour permettre à l’ancien médecin des armées de ne pas être lésé dans sa nouvelle orientation. Celaa demandé à de nombreuses générations d’anciens de s’investir, parfois au dépend de leurpropre carrière, au service de nous tous.
  • Comment agit le SAMA ? Il a fallu mener de nombreux combats pour défendre nos droits, au niveau local mais aussi régional et national devant les instances professionnelles, judiciaires et législatives. Celle mobilisation générale qui a duré de nombreuses années représente le côté spectaculaire qui a permis à toutes ces générations de camarades d’exercer avec sérénité et de jouir d’une retraite justement cotisée.
  • Un guide : Dans la pratique, tout part de cet accompagnement qui commence en fait dès l’aspiration d’un camarade de tourner une page malgré sa nostalgie d’une expérience exceptionnelle. Cela se prépare, s’évalue car tout ne sera pas rose dans sa future vie, s’examine dans le détail car les belles promesses sont fréquentes et cachent souvent une réalité fort différente pour celui qui ne s’est pas entouré de conseils expérimentés. Un Guide à la reconversion a été créé et actualisé à plusieurs reprises en lien avec la Direction Centrale : il est à la disposition de tous sur simple demande auprès de la DCSSA ou du SAMA.
  • Des contacts : De toutes nos expériences personnelles engrangées au cours de ces décennies ressort un savoir-faire mais aussi une éthique voire une philosophie pour aborder cette nouvelle étape de vie qui va concerner la pratique médicale mais aussi la vie familiale et la réinsertion sociale et géographique. Pour suivre tous ces éléments le SAMA s’est rapproché de tous les grands syndicats professionnels au travers d’un grand secrétariat commun (le GOMED) et du Conseil de l’Ordre. Il participe également aux structures officielles des anciens militaires (Conseil Permanent des Retraités Militaires et Caisse Nationale Militaire de la Sécurité Sociale) pour mieux défendre l‘aide à la reconversion, le niveau des pensions et des retraites, et la protection sociale des familles.
  • Un Observatoire : Pour mieux appréhender ces problématiques il a monté un observatoire à la retraite et à la reconversion pour les anciens médecins des armées : c’est un défi qui nécessite en permanence l’investissement de camarades et surtout une participation accrue des plus jeunes, qui sont hélas les plus occupés par leur nouvelle orientation professionnelle.
  • Une représentation officielle : Ainsi au cours des années, le SAMA a acquis une réputation de sérieux reconnue par les autorités civiles et militaires au travers des contacts réguliers qui se font avec la DCSSA mais aussi avec le cabinet du ministre des Armées, celui des anciens combattants, celui de la santé ainsi que l’Assemblée Nationale dont la Commission Défense a souligné officiellement la qualité de ses actions.
  • Une image de marque : Enfin, le SAMA s’est donné également comme mission de défendre l’image du Service de Santé des Armées, car de toute évidence chacun d’entre nous y a acquis un haut niveau dans la pratique et l’éthique de l’art médical : les confrères civils, même s’ils nous considèrent souvent comme des concurrents redoutables, reconnaissent ces valeurs à tous ceux qui ont été formés au sein de ce grand Service. Notre compétence est recherchée par bien des structures nationales et internationales. Par ailleurs, le SAMA se veut être un fer de lance dans la Réserve Opérationnelle et nombre d’entre nous se sont mobilisés et continuent à s’investir autant dans des OPEX que dans des présences régulières au sein des structures territoriales du Service de Santé.
  • Que continue à faire le SAMA ? C’est à la lumière de tous ces éléments que le SAMA s’est construit peu à peu, devenant lastructure naturelle de la reconversion des anciens médecins des armées, dans le but non de débaucher les camarades du Corps mais bien au contraire de leur éviter de se leurrer dans le fameux miroir aux alouettes : il ne faut pas croire que tout est beau et l’argent facile dans le civil alors que des obstacles énormes administratifs, médicaux, sociaux et financiers se dressent sur le parcours du candidat à cette nouvelle étape.

En fait rien n’est définitivement acquis et nous veillons à chaque loi relative à notre profession que ne soit pas remis en question telle ou telle situation acquise : « le diable se cache dans les détails » et nous devons poursuivre cette surveillance.

Mais bien d’autres problèmes persistent qui ne nous sont pas forcément spécifiques mais plutôt mal connus des anciens salariés que nous sommes. Savez-vous par exemple qu’avant même d’avoir gagné le moindre centime, le médecin libéral va devoir s’endetter pour une éventuelle reprise de patientèle, pour le local et son matériel, pour son personnel, pour sa sécurité sociale « employeur » et « personnelle », pour son assurance professionnelle et immobilière, pour sa retraite (CARMF), pour le Conseil de l’Ordre, pour les organismes professionnels et la formation continue, etc… Et cela sans compter qu’une certaine solitude l’accompagnera : le SAMA sera là, mais encore eut-il fallu que le jeune libéral en connue l’existence ?

Conclusion

Ainsi après ce long apprentissage au sein de nos écoles de santé, après une carrière bien souvent variée et fascinante qui nous a permis d’acquérir une formation exceptionnelle, et souvent fait connaitre de nombreuses facettes de la pratique médicale comme celles du commandement, de la responsabilité personnelle et collective, au risque parfois de sa vie et souvent de l’équilibre familial, il peut être légitime de vouloir aspirer à une nouvelle étape.

La DCSSA le comprend bien dès lors que les contrats sont respectés. Le SAMA se propose alors de vous informer et de vous accompagner au travers des nombreux écueils qui jalonnent ce nouveau parcours.

Vouloir un changement dans la manière de pratiquer son art, de trouver une stabilité différente, est une des options possibles pour le médecin des armées arrivé à un certain stade de sa carrière : cela ne doit pas se faire à la sauvette car ce processus nécessite toutes les informations nécessaires militaires (profil de carrière, niveau de retraite, certaines aides possibles pour réaliser des projets bien définis…) et civiles (libéral, salariat, fonctionnariat…).

Être aux côtés de ceux qui choisissent de s’orienter vers une carrière civile, en sublimant leur passé militaire, résume le sens de notre mission. Qui peut défendre les intérêts des anciens médecins militaires mieux que des anciens médecins des armées ?

MC (ER) Bernard Lefèvre 

Président d’honneur du SAMA

(1) D’où l’appellation de retraité actif

23/10/2021: Billet d’humeur

Du Dr François CHASSAING (qui ne reflète pas la position officielle du SAMA!)

L’épidémie COVID est une guerre, et comme dans toutes les guerres elle finit par révéler le caractère profond des hommes, les points forts et les points faibles des sociétés, parce qu’elle pousse aux extrêmes.
Voici une petite histoire personnelle et les réflexions que j’en tire. Un de mes collègues a reçu un préavis de mobilisation en Août 2021, avec possibilité de départ en Martinique pour assurer le service hospitalier au CHU (il est anesthésiste réanimateur, travaillant en libéral). Cela ne s’est pas fait, les volontaires ayant été assez nombreux. Par contre, la direction de mon établissement a été « invitée » à envoyer du personnel infirmier pour les mêmes raisons, sinon l’ARS se réservait le droit de déprogrammer des actes chirurgicaux !

Finalement, 3 équipes se sont succédées en Martinique, puis en Nouvelle Calédonie, avec le même témoignage au retour : la population n’est pas et ne veut pas se faire vacciner contre la COVID, et le personnel hospitalier non plus ! En Août 30 à 50 % du personnel de services sensibles seulement étaient primo vaccinés (chiffres cités sous toute réserve ; les chiffres officiels sont plutôt de 20 à 30 % à ce moment-là). Les services hospitaliers étaient saturés de COVID, comme dans certaines zones de métropole aux pires heures de 2020.

Témoignage direct : la discussion sur la vaccination étant difficile entre les métropolitains et les martiniquais qui pourtant se côtoyaient dans le même hôpital, le sujet était tabou. Une aide-soignante en réanimation a toutefois déclaré à mon infirmier qui -bien sûr- disait ne pas comprendre ce refus vaccinal , alors que des gens jeunes et en bonne santé étaient en train de mourir dans des lits autour d’eux : « je préfère mourir étouffée plutôt que me faire vacciner ». Donc des soignants métropolitains , volontaires mais si besoin désignés par l’autorité publique, viennent renforcer – pour ne pas dire remplacer – les équipes soignantes locales mais celles- ci refusent de se faire vacciner, renfort pour sauver une population voulant se faire soigner mais pas se faire vacciner.

Pire, la population soignante locale reste non seulement passive en refusant de faire la promotion du vaccin, mais carrément complice quand les renforts se sont fait agresser, ne serait-ce que psychologiquement par des comités d’accueil protestataires hostiles dès leur descente d’avion enGuadeloupe, et jusqu’au sabotage des installations hospitalières.

On peut chercher des explications au comportement irrationnel de nos compatriotes ultra marins (la méfiance depuis le scandale de la chlordécone notamment), et j’avais évoqué le racisme, mais les antillais de Paris venus en renfort, soignants à l’APHP, ont été traités comme les autres. Le problème est très clairement culturel.

Dans cette guerre nous devons garder la tête froide, et mettre de côté nos humeurs, la COVID frappe tout le monde et chaque français a droit aux soins de la communauté nationale. Mais la vigilance et les témoignages comme celui-ci gardent toute leur importance: nos comportements ne sont parfois pas rationnels, une crise peut les aggraver et conduire à des extrémités et des affrontements entre nous… alors que l’ennemi est ailleurs et le même pour chacun.

Donc :
– J’espère ne pas être mobilisé d’office pour être obligé de partir soigner des gens refusant la vaccination
– La meilleure arme anti COVID sera l’information et le simple constat de la situation locale, ou plutôt la lutte contre la désinformation !

François Chassaing
Président d’honneur du SAMA

Baptême de Promotion 2020

Ecole de Santé des Armées LYON-BRON

Le 2 Octobre 2021, le traditionnel baptême de promotion s’est tenu sur la vaste esplanade de l’ESA en présence de nombreuses autorités civiles et militaires et d’un panel d’anciens de LYON et BordeauxLes 124 élèves aspirants de la promotion 2020 ont reçu le fanion et les insignes de leur parrain, le médecin colonel RONDY au passé militaire glorieux dont celui de rescapé de Dien bien Phu et des camps de déportation du vietminh.

Ce type de cérémonie demeure un symbole fort de l’attachement aux valeurs de la nation, à l’esprit de camaraderie du SSA et à nos liens indéfectibles intergénérationnels.
Pour mémoire le baptême de promotion 2019, qui s’était déroulé pratiquement à huis clos (Covid 19 oblige), avait honoré le nom de Guy Charmot, disparu récemment à l’âge de 104 ans et l’un des derniers compagnons de la Libération.

Michel Robert
Secrétaire Général du SAMA

Baptême de Promotion 2020

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29/10/2021 : Une newsletter…Un livre

François Doré est un linguiste distingué qui a fait son service militaire en Thaïlande comme VSN et n’a plus jamais quitté ce pays. Il connaît parfaitement tous les hôpitaux de la région et parle couramment le thaï ce qui en fait un interlocuteur incontournable pour tout médecin exerçant en rapatriement médicalisé. IL est également représentant du Souvenir Français pour la Thaïlande, le Vietnam, le Laos et le Cambodge. Sa très riche bibliothèque implantée dans la mythique société « La Compagnie Générale du Siam » vaut le détour. On y trouve en effet de nombreux ouvrages de médecine coloniale et d’autres plus récents tel celui du Centenaire de l’Ecole du Pharo.

Ce livre ravira les passionnés de Marine mais aussi tous ceux qui ont été envoutés par l’Extrême Orient.

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LA NEWSLETTER DU SAMA

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LA NEWSLETTER DU SAMA DE SEPTEMBRE 2021

01/09/2021 MOT DU PRÉSIDENT

Edito du Président

En ce début septembre j’espère que vous avez échappé à la quatrième vague de la COVID-19 et êtes tous en bonne forme, prêts à relever les défis pour sauver le SAMA.

Le Premier ministre va prochainement recevoir les partenaires sociaux, à l’agenda : crise sanitaire, recrutement, salaires, formation, investissements d’avenir, assurance chômage, jeunesse, retraites.

LA COVID-19

Dans la dernière News-letter je vous faisais part de la situation dramatique aux Indes d’où est parti le variant Delta. Actuellement 80 % de la population indienne a été infectée et le virus qui ne trouve plus d’hôtes a pratiquement cessé de circuler. Certains estiment que l’infection a fait entre 3 et 4 millions de morts à rapporter certes aux 1,4 milliard d’habitants.

La vague en France métropolitaine semble avoir atteint son pic. En revanche aux Antilles et en Polynésie la situation est encore critique. Elle a nécessité des mesures d’exception et l’envoi de nombreux renforts (SSA, Réserves sanitaires, Volontaires) pour soulager les hôpitaux.

Heureusement, même si l’efficacité des vaccins actuels, qui ne sont pas « stérilisants », n’est pas totale, statistiquement, un vacciné court moins de risques d’être hospitalisé et son risque de mourir est pratiquement nul.

L’Australie dont la politique sanitaire reposait jusqu’alors sur un confinement drastique a décidé de vacciner. Le directeur général de Sanofi, c’est à son honneur, a déclaré qu’il ne fallait pas attendre la sortie de son vaccin (en phase 3 avancée) et d’utiliser ceux déjà autorisés.

Malheureusement, les fake news sont nombreuses et des officines de désinformation ciblent les internautes réceptifs. La déviation systématique inconsciente de la pensée logique et rationnelle les enferme dans leur conviction « antivax » (biais cognitif inconscient).

Les facteurs d’évolution des vagues sont pluriels :

  • –  Comportements humains
  • –  Saisonnalité
  • –  Degré d’immunité naturelle ou vaccinale
  • –  Evolution propre du virus ; le variant Bêta est moins transmissible que le Delta, mais à de meilleures capacités à réinfecter

Les avancées :

  • –  Le vaccin de Valdena entre en phase 3, c’est un vaccin à virus entier inactivé classique qui pourrait être « stérilisant » ?
  • –  Anticorps monoclonaux disponibles pour les immunodéficiences
  • –  Des molécules « recyclées » en fin d’essai OMS Solidarity (un antipaludéen, un anti cancéreux, un médicament pour maladie de Crohn)

Deux études intéressantes :

  • –  IP Lille et CEA Jacob : le virus SARS COV 2 modifie la composition du micro biote intestinal (sur primates) et cet état persiste bien après l’élimination du virus. Ce qui pourrait engendrer des effets à long terme.
  • –  Institut de biologie structurale CNRS/ CEA/ UGA : découverte d’une protéine (une lectine) sur les cellules immunitaires. Elle est réceptrice de la Spike. Cette nouvelle d’entrée du virus permet d’augmenter son pouvoir infectieux.

LA CHUTE DE KABOUL

L’accord de DOHA, signé en février 2020 après des négociations débutées en juillet 2018 entre l’administration américaine et la représentation talibane installée au QATAR, actait en quelque sorte le retour au pouvoir des talibans en Afghanistan vingt ans après en avoir été chassés. C’est un avion qatari qui a transporté les dirigeants talibans à Kandahar, berceau historique des « étudiants en religion », au lendemain de sa chute. Celle de KABOUL était attendue mais pas vraiment si tôt. Les troupes gouvernementales démotivées, se sont débandées Elles étaient aussi constituées en partie d’effectifs fictifs,« le bataillon fantôme ». Chaque commandant touchait une allocation en fonction du nombre de combattants déclarés, sans contrôle.

L’évacuation des troupes, des ressortissants, des collaborateurs de la coalition occidentale et des nombreux demandeurs d’asile s’est faite dans une extrême complexité et dangerosité. L’état islamique au Khorassan a durement frappé l’aéroport faisant de nombreuses victimes dont plus d’une dizaine de militaires américains. Cette branche locale de Daech, mouvement pour le Jihad concurrent d’Al Qaida, est aussi l’ennemi juré (jusqu’à présent) des talibans. Tout ceci augure mal de l’avenir du pays.

Ma faculté lyonnaise de médecine avait été « jumelée » avec celle de Kaboul en 1963 sous le décanat du Pr Jean François CIER, ancien du SSA. Le lycée français Esteglâl formait alors la plupart des élites dont les futurs membres du corps médical. Celui-ci désirait élever le niveau de la médecine et de la pharmacie afghane. Au début des années 70, santards, nous avions un professeur d’anatomie, Georges SPAY, qui avait fait une mission de deux ans à Kaboul. Il nous racontait : « le matin, je passais au marché acheter les instruments médicaux dérobés les jours précédents », un des petits jeux traditionnels. A cette époque, les étudiantes de la classe aisée portent la minijupe. Dans certains quartiers errent de jeunes toxicomanes. Dans les campagnes les mœurs restent austères et traditionnelles. Les femmes portent la burqa bleue. Les paysans cultivent le pavot fournissant déjà 80% de la demande mondiale en opiacés. Pratique, pas franchement compatible avec le canon coranique, qui ne pourra pas être éradiquée en 1996 par le premier gouvernement taliban qui s’en accommodera bien. Les seigneurs locaux à la tête de leurs redoutables combattants protègent leur vallée, soutiennent le gouvernement central ou se rebellent contre lui ; guerroient contre le seigneur voisin ou s’allient avec lui contre un troisième et en principe tous rejettent « l’envahisseur étranger ». Qu’y-a-t-il de fondamentalement changé ? Les petits jeux locaux et le Grand Jeu entre les empires ou puissances du moment vont sans doute continuer. Les afghans et surtout les afghanes éduquées en ferons une fois de plus les frais.

ACTUALITES DÉFENSE France

Les USA justifient leur retrait d’Afghanistan (et du Moyen Orient) par un recentrage de leurs moyens militaires et financiers sur le bras de fer avec Pékin. : Le commandement américain tire la sonnette d’alarme : l’océan Pacifique est au cœur de tous les dangers.

La zone Indo-Pacifique ou Asie-Pacifique est aussi une préoccupation de la France. En début d’année le sous-marin nucléaire d’attaque Émeraude a entrepris une patrouille de six mois qui l’a conduit en mer de Chine méridionale. Le navire d’écoute Dupuy de Lôme a effectué une mission en Juillet en mer de Chine et du Japon. Après l’exercice de projection de puissance Skyros jusqu’aux Indes, l’armée de l’Air et de l’Espace a déclenché le 20 juin dernier l’opération Heifara Wakea. Il s’agit d’un raid à plus de 17 000 km mené en moins de 40 heures. A l’arrivée, 3 Rafale ont effectué des simulations de tirs sur des objectifs situés sur un atoll polynésien. Tous les avions, de combat, de transport, ravitailleurs et de commandement, étaient suivis en temps réel par le centre opérationnel enterré de Lyon Mont Verdun. A l’avenir, un raid de 20 Rafale est envisagé.

Gérard DESMARIS Président du SAMA

Le CHU de Nantes recrute un Médecin pour assurer la Vigilance des essais cliniques

IDENTIFICATION DE LA STRUCTURE :

Structure : Centre Hospitalier Universitaire de Nantes

Service : Cellule Vigilance (département promotion /Direction de la Recherche et de l‘Innovation) Dimensionnement actuel : 1 médecin PH temps plein, 1 pharmacien PH attaché temps partiel, 1 ingénieur (doctorant) temps plein, 1 TEC temps plein, au sein d’un structure d’environ 65 personnes (responsable département, chefs de projets, ARC de monitoring, data-managers, biostatisticiens, …)

IDENTIFICATION DU POSTE :
Métier : Médecin , vigilances des essais cliniques
Mode d’exercice : Salarié
Type d’offre : : PHC ou PH (CDD ou CDI)
Temps de travail : temps plein Localisation : Nantes (44), Position dans l’établissement :
Direction de la recherche et de l’innovation, département Promotion

MISSIONS DU POSTE :

Expertise/Surveillance des risques liés aux produits ou actes de santé observés au cours des essais cliniques menés par le CHU, afin d’assurer la sécurité des patients et de contribuer à l’évaluation continue du bénéfice-risque de la stratégie thérapeutique à l’étude.

CONTEXTE D’EXERCICE DU POSTE :

Champ d’autonomie, responsabilités spécifiques :

En collaboration avec les équipes d’investigation et les équipes projet, participation à l’élaboration des projets de protocole avec analyse de risques et mise en place des stratégies de minimisation ; relecture et analyse de faisabilité de la partie vigilance des contrats de partenariat. Enregistrement des produits à l’étude (médicaments/ DM) dans les bases européennes.

Au cours du développement,
Expertise et suivi des évènements indésirables graves et non graves issus des essais cliniques, contrôle et validation de la saisie dans les bases de vigilance, transmission aux autorités compétentes dans le respect des obligations et délais réglementaires.
Rédaction des rapports annuels de sécurité et autres rapports (intermédiaires, fin d’étude, aide à la publication…), participation/préparation des Comités Indépendants de Sécurité, transmissions réglementaires.

Encadrement de l’équipe de vigilance, participation aux formations à la vigilance des équipes recherche et à l’évolution des procédures opératoires. Participation à la formation continue au sein de l’établissement.

Participation /expertise au sein des réseaux régionaux et nationaux de vigilance
Exercice en autonomie sur le plan médical, déontologique.

Liens internes/externes

‐ personnel de la cellule vigilance du CHU

‐ autres métiers de la recherche au CHU (juristes, responsables départements, CP, ARC, datas, TEC, qualiticiens, biostatisticiens)

‐ cliniciens, biologistes, pharmaciens, scientifiques et chercheurs porteurs de projets et équipes d’investigation (CEC,TEC/IRC)

‐ collègues des unités de vigilance recherche/CRPV, au niveau régional et national

‐ firmes partenaires le cas échéant

Description de l’établissement : Avec 2630 lits et 440 places en ambulatoire/hôpital de jour, le CHU dispose d’une offre de soins regroupant des soins de courte durée, des soins de suite et de réadaptation, des soins de longue durée, des soins de psychiatrie et de l’hébergement pour personnes âgées.
Le CHU de Nantes se situe parmi les dix premiers CHU chercheurs :
• 9ème place pour les publications scientifiques (classement Sigaps national 2021) ;
• 7ème place pour les essais cliniques.
Le CHU de Nantes est composé de 12 Pôles Hospitalo-Universitaires (PHU). Il est l’établissement support du Groupement Hospitalier de Territoire 44, dont 13 établissements sont membres, soit l’ensemble des hôpitaux publics du département de Loire Atlantique.
Le CHU de Nantes constitue un pôle d’excellence, de recours et de référence aux plans régional et interrégional tout en délivrant des soins courants et de proximité. Partenaire des facultés de médecine, d’odontologie et de pharmacie, mais aussi des instituts et écoles vétérinaires et d’ingénieurs, le CHU concourt à l’enseignement universitaire et postuniversitaire, à la formation des praticiens et personnels de santé hospitaliers et non hospitaliers, participe à des actions de santé publique, de prévention et d’éducation sanitaire des patients et du grand public. Le CHU est un acteur majeur de la recherche biomédicale, afin d’offrir aux patients un accès aux innovations thérapeutiques dans les meilleures conditions de sécurité. La cellule vigilance des essais clinique est au cœur de ce dispositif, au sein du département promotion de la Direction de la recherche et de l’innovation avec 1400 recherches interventionnelles et près de 5600 patients inclus.

Particularités du poste : Compétences requises :

Titulaire d’un doctorat en Médecine

Connaissances en Pharmacologie, pharmacovigilance (DU/ pratique ? années) Réglementation des essais cliniques
Maîtrise de l’anglais oral et écrit

Maitrise de l’outil informatique (Pack Office) Maîtrise de PubMed
Compétences souhaitées

Connaissance du Thesaurus MedDRA et des bases de données (CRF, Vigilance) Eudravigilance User Training Course Certificate XEVMPD
Qualités requises

Esprit d’équipe, qualités relationnelles, capacité à travailler en transversalité

Rigueur, implication et esprit d’initiative, sens de l’organisation. Esprit de synthèse et qualités rédactionnelles
Respect de la confidentialité, déontologie
A NOTER :
Disponibilité : 2ème trimestre 2022 (1er juillet 2022 max)
Personne à contacter : Mr. Lionel BERNON FERREIRA. Cellule Recherche Ressources Humaines – CRRH
Mail : bp-crrh@chu-nantes.fr

EDITO 2021 DU DR B. LEFEVRE, Président d’Honneur: Ces QUESTIONS QUE VOUS VOUS POSEZ À PROPOS DU SAMA

Qu’est-ce que le SAMA (Syndicat des Anciens Médecins des Armées)?

En juillet dernier, le Directeur Central recevait le Président d’Honneur et le nouveau Président du SAMA. Créé en 1973, cet organisme, qui réunit depuis près de 50 ans les médecins qui ont entamé une deuxième carrière après leur service actif (1),poursuit avec toujours plus de dynamisme son action de soutien, d’information et de représentation au service de tous les membres du corps. 

Pourquoi le SAMA ?

C’est une amicale qui a dû se transformer en syndicat professionnel pour défendre ses droits en justice en vue de percevoir une retraite civile qui a été cotisée. Il est devenu une structure complémentaire au Service de Santé pour ces camarades en proposant de les accompagner au travers des méandres administratifs et professionnels de la médecine civile : 

  • Contrats publics et privés, 
  • Reconnaissance des titres militaires,
  • Reconnaissance de l’ancienneté hospitalière 
  • Perception d’une double retraite, 
  • Installation et concurrence, 
  • Constitution de réseaux professionnels
  • Conseils pour les emprunts, 
  • Gestion du personnel, etc… 

Autant de problèmes cruciaux qu’il a fallu résoudre parfois de façon très acharnée pour permettre à l’ancien médecin des armées de ne pas être lésé dans sa nouvelle orientation. Cela a demandé à de nombreuses générations d’anciens de s’investir, parfois au dépend de leur propre carrière, au service de nous tous.

Comment agit le SAMA ?

Ce fut de nombreux combats qu’il a fallu mener pour résoudre tous ces problèmes, au niveau local mais aussi régional et national devant les instances professionnelles, judiciaires et législatives.

Celle mobilisation générale qui a duré de nombreuses années représente le côté spectaculaire qui a permis à toutes ces générations de camarades d’exercer avec sérénité et de jouir d’une retraite justement cotisée.

  • Un guide : Dans la pratique, tout part de cet accompagnement qui commence en fait dès l’aspiration d’un camaradede tourner une page malgré sa nostalgie d’une expérience exceptionnelle. Cela se prépare, s’évalue car tout ne sera pas rose dans sa future vie, s’examine dans le détail car les belles promesses sont fréquentes et cachent souvent une réalité fort différente pour celui qui ne s’est pas entouré de conseils expérimentés. Un Guide à la reconversion a été créé et actualisé à plusieurs reprises en lien avec la Direction Centrale : il est à la disposition de tous sur simple demande auprès de la DCSSA ou du SAMA.
  • Des contacts : De toutes nos expériences personnelles engrangées au cours de ces décennies ressort un savoir-faire mais aussi une éthique voire une philosophie pour aborder cette nouvelle étape de vie qui va concerner la pratique médicale mais aussi la vie familiale et la réinsertion sociale et géographique. Pour suivre tous ces éléments le SAMA s’est rapproché de tous les grands syndicats professionnels au travers d’un grand secrétariat commun (le GOMED) et du Conseil de l’Ordre. Il participe également aux structures officielles des anciens militaires (Conseil Permanent des Retraités Militaires et Caisse Nationale Militaire de la Sécurité Sociale) pour mieux défendre l‘aide à la reconversion, le niveau des pensions et des retraites, et la protection sociale des familles.
  • Un Observatoire : Pour mieux appréhender ces problématiques il a monté un observatoire à la retraite et à la reconversion pour les anciens médecins des armées : c’est un défi qui nécessite en permanence l’investissement de camarades et surtout une participation accrue des plus jeunes, qui sont hélas les plus occupés par leur nouvelle orientation professionnelle. 
  • Une représentation officielle : Ainsi au cours des années, le SAMA a acquis une réputation de sérieux reconnue par les autorités civiles et militaires au travers des contacts réguliers qui se font avec la DCSSA mais aussi avec le cabinet du ministre des Armées, celui des anciens combattants, celui de la santé ainsi que l’Assemblée Nationale dont la Commission Défense a souligné officiellement la qualité de ses actions. 
  • Une image de marque : Enfin, le SAMA s’est donné également comme mission de défendre l’image du Service de Santé des Armées, car de toute évidence chacun d’entre nous y a acquis un haut niveau dans la pratique et l’éthique de l’art médical : les confrères civils, même s’ils nous considèrent souvent comme des concurrents redoutables, reconnaissent ces valeurs à tous ceux qui ont été formés au sein de ce grand Service. Notre compétence est recherchée par bien des structures nationales et internationales. Par ailleurs, le SAMA se veut être un fer de lance dans la Réserve Opérationnelle et nombre d’entre nous se sont mobilisés et continuent à s’investir autant dans des OPEX que dans des présences régulières au sein des structures territoriales du Service de Santé.

Que continue à faire le SAMA ?

C’est à la lumière de tous ces éléments que le SAMA s’est construit peu à peu, devenant la structure naturelle de la reconversion des anciens médecins des armées, dans le but non de débaucher les camarades du Corps mais bien au contraire à leur éviter de se leurrer dans le fameux miroir aux alouettes : il ne faut pas croire que tout est beau et l’argent facile dans le civil alors que des obstacles énormes administratifs, médicaux, sociaux et financiers se dressent sur le parcours du candidat à cette nouvelle étape. 

En fait rien n’est définitivement acquis et nous veillons à chaque loi relative à notre profession qu’il ne soit pas remis en question telle ou telle situation acquise : « le diable se cache dans les détails » et nous devons poursuivre cette surveillance. 

Mais bien d’autres problèmes persistent qui ne nous sont pas forcément spécifiques mais plutôt mal connus des anciens salariés que nous sommes.   Savez-vous par exemple qu’avant même d’avoir gagné le moindre centime, le médecin libéral va devoir s’endetter pour une éventuelle reprise de patientèle, pour le local et son matériel, pour son personnel, pour sa sécurité sociale « employeur » et « personnelle », pour son assurance professionnelle et immobilière, pour sa retraite (CARMF), pour le Conseil de l’Ordre, pour les organismes professionnels et la formation continue, etc…  Et cela sans compter qu’une certaine solitude l’accompagnera : le SAMA sera là, mais encore eut-il fallu que le jeune libéral en connut l’existence ?

Conclusion

Ainsi après ce long apprentissage au sein de nos écoles de santé, après une carrière bien souvent variée et fascinante qui nous a permis d’acquérir une formation exceptionnelle, et souvent fait connaitre de nombreuses facettes de la pratique médicale comme celles du commandement, de la responsabilité personnelle et collective, au risque parfois de sa vie et souvent de l’équilibre familial, il peut être légitime de vouloir aspirer à une nouvelle étape. 

La DCSSA le comprend bien dès lors que les contrats sont respectés. Le SAMA se propose alors de vous informer et de vous accompagner au travers des nombreux écueils qui jalonnent ce nouveau parcours.

Vouloir un changement dans la manière de pratiquer son art, de trouver une stabilité différente, est une des options possibles pour le médecin des armées arrivé à un certain stade de sa carrière : cela ne doit pas se faire à la sauvette car ce processus nécessite toutes les informations nécessaires militaires (profil de carrière, niveau de retraite, certaines aides possibles pour réaliser des projets bien définis…) et civiles (libéral, salariat, fonctionnariat…). 

Être aux côtés de ceux qui choisissent de s’orienter vers une carrière civile, en sublimant leur passé militaire, résume le sens de notre mission. Qui peut défendre les intérêts des anciens médecins militaires mieux que des anciens médecins des armées ?

MC (ER) Bernard Lefèvre

Président d’honneur du SAMA

SAMA (GOMED)

10, Rue Treilhard 75008 PARIS

07 55 59 42 38 

gomedclp@club-internet.fr

LA NEWSLETTER DU SAMA du 16/06/2021

EDITO DU PRÉSIDENT

Chers amis,

Confinement et déconfinement, brutalité et indemnités, chômage et troisième âge … et toujours le même président : voilà qui évoque une chanson des années 70 avec sa ritournelle sur laquelle nous avons beaucoup dansé. 

Qu’en est-il pour le SAMA ? Ne retrouve-t-on pas toujours les mêmes problématiques d’action et de reconversion, de retraite et de contestation, de mobilisation et de cotisation…? 

J’aimerais pouvoir vous dire, après plus de 24 ans de présence au sein du bureau, que nous avons avancé, que des problèmes ont été réglés telle la reconnaissance de nos titres, l’acceptation de notre statut de syndicat, la perception d’une retraite civile, l’édition régulière de notre guide à la reconversion etc…

Mais quelques semaines avant la rencontre avec le nouveau directeur central, je ressens avec une certaine amertume que nous allons devoir aborder une nouvelle fois les mêmes problèmes de communication de la liste des partants, l’avancée de la remise à jour du nouveau Guide, notre participation plus active à la Réserve opérationnelle, une meilleure  communication sur le SAMA au sein du Service de Santé (qui fait que la féminisation du corps qui dépasse les 50% ne se traduit pas actuellement par la présence de  nouvelles camarades au sein du SAMA). 

Pour autant faut-il baisser les bras ? Les responsables passent, les problèmes restent mais pas avec la même acuité car les situations évoluent, davantage d’opérations extérieures et davantage de présence sur le terrain, plus de spécialités « militaires » aux dépends des spécialités plus « médicales », et surtout un déficit dramatique de médecins et d’infirmiers. 

Il me parait donc important d’être davantage à l’écoute des besoins du SSA.  

Cela dit, il nous faut également faire connaitre nos soucis, ceux des futurs ou des jeunes installés, ceux des plus anciens qui, fatigués, veulent pouvoir transmettre leur cabinet et confier leurs patients à des mains expertes, ceux des retraités qui voient leurs charges augmenter et leurs pensions stagner….

Nous allons avec notre Président pouvoir échanger avec le nouveau Directeur central, et aborder les points déjà évoqués. Mais il va nous falloir obtenir concrètement des articles promotionnels réguliers dans Actu Santé et dans d’autres média, obtenir un calendrier pour le Guide, sa communication généralisée, et peut être aussi notre participation officielle à certaines cérémonies et rencontrer ainsi les responsables locaux : voilà un vrai travail pour nos responsables régionaux.

A nous enfin d’approfondir nos analyses, de faire connaitre nos suggestions, de faire rayonner notre démarche syndicale. Sans cela et sans le travail indispensable minimal de chacun d’entre nous, notre SAMA va poursuivre sa lente régression pour devenir un vieux club d’anciens nostalgiques peu attractifs pour la jeune génération qui ne demande qu’à s’enthousiasmer pour une vraie démarche de solidarité.

Nous le devons à ceux qui nous ont fait et font encore confiance, mais aussi à Christine qui s’est tant investie (que nous ne remercierons jamais assez), ainsi qu’à ceux qui nous ont quittés récemment, Jean Louis entre autres. 

Voilà donc qui devrait motiver Célia à laquelle nous souhaitons la bienvenue pour succéder à Christine.

Bon travail et bien amicalement. 

Bernard Lefèvre

Président d’honneur du SAMA

20/06/2021 POINT COVID-19 mai-juin 2021 

Dr Gérard DESMARIS

Avec la régression de l’épidémie dans l’hexagone, nous retrouvons progressivement une certaine liberté et c’est heureux. Cependant le virus continue de circuler et nous avons des clusters de variants dit Indiens comme dans les Landes. A cause de ces variants, la Grande Bretagne recule la date de sa levée de restrictions. Si l’espoir réside dans la vaccination de masse pour obtenir l’immunité collective, les épidémiologistes ont élaboré différents scénarii ; selon la progression des différents variants il faudrait atteindre un taux de vaccination complète de 70 à 90%.

Aux Seychelles l’on a observé une recrudescence des cas de Covid-19 et, c’est inquiétant, un tiers des personnes touchées étaient complètement vaccinées. 63% de la population aurait été complètement vaccinée (2 doses). Pourcentage de vacciné pas assez élevé ? Ou bien vaccins pas assez efficaces ? Il s’agit du vaccin chinois de Sinopharm et de l’indien Covischield (Astra Zénéka).

L’Inde a vécu une vague épidémique terrible en avril-mai. Après avoir cru à l’éradication du coronavirus dans le pays au début de l’année 2021, la reprise de l’épidémie est observée à Bombay (état du Mahārāshtra), Daily, Calcutta. Le sous-continent est rapidement au bord du gouffre sanitaire, on en a vu les images dramatiques à la télévision. Il a fallu l’aide internationale pour envoyer d’urgence des respirateurs, de l’oxygène médical et des médicaments. Depuis le pic de début mai la situation s’améliore progressivement mais la mortalité reste encore élevée. La maladie continue de se propager dans les zones rurales et dans certains États du sud.

La recrudescence d’avril a été attribuée à plusieurs causes : nouveaux variants britanniques et indiens (double mutation B.1.617), rassemblements de millions de personnes sans respect des gestes barrières, faible taux de vaccination (1 à 2%). L’Inde qui est l’un des principaux fabricants de vaccins au monde avait d’abord choisi d’exporter sa production et ne semble pas être en mesure de vacciner toute sa population.

Bien sûr cet immense pays avec son milliard d’habitants est depuis toujours plein de paradoxes et avec des situations très contrastées selon la géographie, les castes sociales…Je l’avais constaté dans la mégapole de Bangalore et sa région lors de séjours liés à mon travail dans l’aéronautique. Un occidental a souvent des difficultés à comprendre les mentalités, les pratiques locales. Pourtant nous y avons beaucoup d’expatriés travaillant dans les secteurs de pointe. Nous sommes donc concernés par la situation actuelle qui de toute façon aura des conséquences mondiales. Et puis je n’oublie pas mes anciens « infirmiers » pondichériens formés sur le tas et leurs enfants aujourd’hui médecins et ingénieurs aéronautiques.

QUELQUES AVANCÉES DE LA RECHERCHE

  • Un nouveau candidat vaccin prometteur : assemblage de protéines créées in vitro couplé à 20 protéines Spike (CEA Jacob et Université d’Amsterdam). Des primates non-humains vaccinés puis infectés ont vu la charge virale rapidement et fortement réduite et ont été préservés des lésions pulmonaires.
  • PlasCoSSA : reçoit le label de « priorité nationale de recherche ». Il s’agit de transfuser des patients atteint de la Covid-19 avec du plasma de convalescents pour prévenir l’aggravation de la maladie.
  • Oxygénation par voie rectale : étude japonaise (Ryo Okabe, Takanori Takebe) sur l’efficacité (chez l’animal) d’une oxygénation par voie rectale. Chez l’homme présentant une grave atteinte des poumons pourraient être utilisés des lavements à Perfluorodécaline oxygénée (O2PFD).

COMPTE RENDU DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU SAMA DU MARDI 30 MARS 2021


 


27/04/2021
               
EDITO DU PRÉSIDENT
 Chers et chères camarades,
Vous trouverez ci-dessous le compte rendu de notre Assemblée Générale qui  en raison des contraintes sanitaires, nous a orienté vers une audioconférence. Préparez-vous  pour la visioconférence prévue pour les futurs bureaux et CA.
Les mois prochains seront décisifs pour l’avenir du SAMA. Mobilisez-vous, rejoignez le groupe de travail, faite des propositions. Je compte sur vous.Quelques jours après notre AG nous avons appris le décès, après une longue maladie, de notre dévoué trésorier, Jean Louis PINAUD. Homme au grand cœur, il nous manquera beaucoup.
Bien amicalement. 
Gérard DESMARIS
Président du SAMA

PROCES VERBAL DE L’ASSEMBLEE GENERALE ANNUELLE

Mardi 30 Mars 2021

Par audio conférence à 20 h 30

Cette AG du SAMA 2020 n’a pu se réunir en présentiel en raison des conditions sanitaires actuelles concernant la Covid, qui empêche les réunions de plus de 5 personnes. 

Toutes les personnes présentent à cette audio conférence ont pris sur leur soirée personnelle. Qu’ils en soient chaleureusement remerciés.

ORDRE DU JOUR

La séance est ouverte à 20 h 30 :

1 – Rapport d’activités par le Secrétaire Général,

2 – Rapport moral par le Président,

3 – Rapport Financier et Quitus au trésorier,

4 – Echanges avec les participants (pour l’efficacité constructive, il est proposé aux membres participants de rédiger à l’avance les questions qu’ils souhaitent évoquer et d’envoyer un mot bref à l’assistante du Président avec, le cas échéant, des documents d’intérêt collectif à diffuser : 
Madame Christine LE PAHUN : tél : 01 44 29 01 24  courriel : gomedclp@club-internet.fr

  1. Le Rapport d’activité du secrétaire général, le Dr Louis Reymondon, a parfaitement balayé les missions du SAMA, les services rendus, les inquiétudes légitimes de certains dont il s’est efforcé de faire une analyse apaisée conduisant à une vigilance accrue et l’espoir de solutions acceptables malgré ce contexte général extrêmement préoccupant.
  • La communication avec nos adhérents et les partenaires extérieurs est mensuellement assurée  par  une  newsletter  aussi  actualisée  et  informative  que  possible.  De  plus,  à l’initiative de notre président Bernard LEFEVRE et la contribution active de son associée Laurence  PESCHEL,  la  vie  du  SAMA  devient  accessible  par  une  version  digitale innovante, une e-plateforme en cours de mise en place. Enfin, le Président Gérard DESMARIS et le Secrétaire Général ont adressé divers courriers destinés à soutenir la présence du SAMA auprès des personnalités concernées, courriers toujours honorés de réponses d’estime et de coopération.
  • Le vieillissement des membres et des animateurs est un constat et une préoccupation.
  • De même que l’introuvable féminisation pose un problème de camaraderie et de manque de   partage   de   nos   valeurs   communes.   Le   secrétaire   général   (Bx   55)   cherche difficilement  à  passer  la  main  à  une  ou  un(e)  camarade  plus  jeune  de  Lyon  ou  de Bordeaux. Pour le  soulager,  Michel  ROBERT,  ancien  plus  jeune  et  très  attaché  au Pharo,qui est actuellement secrétaire général  adjoint, a proposé sa candidature et elle serasoumise à l’approbation des adhérents avec avis très favorable du Bureau et du CA. La recherche d’un candidat plus disponible et, si possible, proche de Paris, reste ouverte.
  • L’acuité des problèmes, plus que jamais, reste la justification légitime de notre Syndicat professionnel. Il n’est pas question de baisser la garde car la réforme de l’Hôpital public et de l’exercice libéral sont en plein remaniement et sujets de combats syndicaux qui concernent les anciens médecins des armées engagés dans une seconde carrière. Le Dr Bernard  HUYNH,  nouveau  Président  de  la  FMF Spé  (à  laquelle  notre  regretté  Président  Gilbert MIMOUNE  avait  fait  adhérer  le  SAMA  pour  équilibrer  notre  proximité  avec  la  CSMF)  est un conseil amical. La question des retraites et des pensions de réversion  restepréoccupante  et notre  Président,  aidé  par  Philippe  PEU  DUVALLON,  suit  attentivement  les recommandations  des organismes  de défense, civils et militaires (CPRM, CARMF,…), dont le SAMA est membre assidu et respecté. Notre ami, le Dr Jean-Marc BRASSEUR, conseiller national de l’Ordre des  Médecins (CNOM),  nous  incite  aussi  à  rester  très vigilants quant aux équivalences de titres et les reconnaissances de compétences.
  • Le soutien du nouveau Directeur central du SSA, le MGA Philippe ROUANET de BERCHOUX, s’est exprimé de manière très chaleureuse en réponse aux félicitations du Secrétaire Général. Il invite une petite délégation du SAMA à le rencontrer et rendez- vous sera demandé dès que la situation sanitaire sera significativement améliorée.
  • La  question  de  l’évolution  de  cette  terrible  pandémie  et  des  vaccinations  est  aussi prégnante et nous avons la chance de compter dans nos rangs le Pr Pierre SALIOU, pasteurien en charge de hautes responsabilités.  Il accepte de nous faire un point de situation  périodique  avec  ses  meilleurs  conseils.  François CHASSAING, notre  past – président,   est   toujours   très   actif   dans   sa   clinique   de   Corrèze,   en   sa  qualité d’anesthésiste-réanimateur                                       en lien  étroit  avec  l’Hôpital  public, et  fait  des recommandations qui remontent du terrain.
  • Avant  de  quitter  ses  fonctions,  la  MGA  Marilyne  GYGAX  GENERO  a  été  saisie  du dossier en Mémoire du Lieutenant d’Administration du SSA Louis FOURMY, victime avec son épouse d’un attentat terroriste très meurtrier le 25 juin1965 à Saïgon où il venait de prendre  ses fonctions  de gestionnaire-adjoint  de l’Hôpital  GRALL.  Ils ont laissé  deux orphelins de 7 et 41/2 ans, abandonnés de la République.
  • La Directrice centrale a pris ce dossier très à cœur et nous a dirigés vers Madame la Ministre, le Docteur Geneviève DARRIEUSSECK, présidente de l’Office National des Anciens Combattants (ONACVG).
  • Un Collectif   des Associations d’anciens du SSA, inspiré  par le SAMA,  accompagne l’actiondont Georges DURAND et Jean VALMARY ont pris la tête au nom de l’ASNOM avec Pierre-Jean LINON, ancien du Corps des Officiers d’Administration du SSA et connaisseur très réputé de l’Histoire de la Santé militaire.
  • Deuils et pathologies graves ont affecté nos rangs : après le décès de notre si dévoué secrétaire général Jean LARTIGUE le 20 juillet 2019, nous avons perdu Pierre NGUYEN, ancien trésorier, et son lointain successeur, Jean-Charles REMY, qui veillait si bien sur nos ressources en appelant avec humour les adhérents négligents à cotiser ! François DAVID, notre ancien secrétaire général, toujours mobilisé sur son projet de Respiphone, représente volontiers  le SAMA  dans  les cérémonies  d’obsèques  lorsqu’il  est à Paris. D’autres  grands serviteurs  du SAMA et certaines  épouses  luttent aussi avec courage contre des atteintes malignes et nous sommes certains que l’esprit de camaraderie et de gratitude du SAMA les soutient. Le Covid n’a pas épargné les nôtres mais, à ce jour, aucune complication grave n’est à déplorer.
  • La banque HSBC, dont le SAMA est client depuis des lustres a résilié notre compte, sans élégance, au motif que les opérations n’étaient pas assez nombreuses ni consistantes ! Uncompte a donc été ouvert à la BNP, dont une Agence proche du Siège de la rue de Tocqueville détient déjà plusieurs comptes syndicaux du GOMED. Christine Le PAHUN, assistante du Président, surveille la comptabilité et les effectifs. La signature est naturellement au Président Gérard  DESMARIS, le Trésorier Jean Louis Pinaud,  et Xavier LONIEWSKI  a accepté,  étant sur Paris, de seconder le Président.
  • Les perspectives de recrutement et l’élargissement  des statuts sont présentées ici aux votants de l’Assemblée générale pour qu’un débat permette d’en apprécier  la nécessité et la faisabilité. En ouvrant la porte, comme l’ASNOM, à des membres associés proches mais non anciens médecins des Armées. Il s’agirait à la fois d’augmenter le nombre d’adhérents, de créer   une dynamique   de recrutement   et de mettre   à profit   de nombreuses   compétences   inexploitées :  on pense   aux OPEX,  aux  Pharmaciens-Chimistes des Armées, aux Officiers d’Administration du SSA, aux veuves et aux enfants de nos adhérents qui partagent notre Histoire et nos valeurs. La cotisation qui pourrait être la moitié de celle d’un titulaire, n’ouvre pas droit de vote mais droit de participer et d’apporter compétence et efficacité aux actions conduites par le SAMA. Bien entendu, toute candidature ne peut être acceptée qu’après validation par le  Conseil d’Administration. Comme il semble prématuré de statuer ici en détails sur un sujet si important, il est proposé de constituer un Groupe de travail au sein du SAMA et de faire voter à ce Groupe par l’Assemblée Générale le pouvoir de statuer à la majorité des voix. Groupe constitué par : Gérard Desmaris, Louis Reymondon, Michel Robert auxquels peuvent se joindre bien sûr d’autres volontaires.
  • Le Dr Luc SULIMOVIC, Président du GOMED, a fait savoir  au  SAMA  et  aux  autres Organismesmédicaux faisant partie du Groupe que le bail locatif du siège social expirera le 1er  octobre 2024.Il incite chaque syndicat membre à rester jusqu’à ce terme au sein du Groupe qui recherche lesvoies de conservation d’une bonne cohésion confirmée par un long parcours en commun.

Conclusion : Dans la tourmente, le SAMA résiste et tiendra toute sa place, sans relâche, dans l’esprit que lui ont donné ses fondateurs et membres historiques, presque tous disparus mais pour lesquels notre Assemblée réaffirme sa gratitude et sa fidélité dans l’action.

2. Le Rapport moral du président :

Comme lors de chaque Assemblée Générale, j’ai l’honneur de vous présenter mon rapport moral sur l’exercice écoulé c’est-à-dire 2020.

Année marquée par la pandémie Covid-19 d’ailleurs toujours en cours. Pour combattre la transmission du virus des mesures de restrictions de mobilité et de rassemblement ont été prises par le gouvernement français après vote de l’état d’urgence sanitaire par le Parlement. C’est pourquoi cette AG ne peut malheureusement se tenir en présentiel.

Plusieurs membres du SAMA se sont professionnellement impliqués dans la lutte anti Covid-19, certains ont contracté la maladie. Nous avons essayé de vous tenir au courant des évènements au moyen de la news letter. Je remercie tous ceux et celles qui ont bien voulu donner leur témoignage et leurs réflexions. L’action du SSA n’a pas été oubliée. Je crois que nous avons colligé au fil des mois un recueil assez inédit.

Le virus a précipité le décès de notre ancien trésorier Jean Charles REMY puis de sa sœur quelques semaines après.

Le Médecin général des armées Philippe Rouanet de Berchouxnommé directeur central du service de santé des armées à compter du 31 octobre 2020, a favorablement répondu à la demande d’entretien avec le SAMA formulée par notre secrétaire général. Dès que son agenda et les conditions sanitaires le permettront, nous échangerons avec lui pour renforcer nos liens ainsi que nos moyens de soutien mutuel. Notre présence au CPRM doit être un atout important pour le SSA en vue de faire remonter des messages hors chaîne institutionnelle directe. Plus nous serons nombreux, plus nous seront entendus.

 C’est pourquoi il est capital aujourd’hui d’enrayer la chute naturelle de nos effectifs. Nous n’avons plus la ressource humaine nécessaire, déjà pour gérer au jour le jour le syndicat et encore moins pour participer à des études et faire des propositions en tant que syndicat. Le devoir de mémoire, partagé avec les associations, est certes important mais pas suffisant. Au-delà de la ressource humaine, la ressource pécuniaire s’amenuise et devient problématique. HSBC banque en difficulté s’est séparée des comptes jugés non rentables. Nous avons pu, au moins temporairement, « trouver refuge » à la BNP. Cela a nécessité pas mal de démarches et paperasses à remplir. Mon (votre) assistante dévouée part en retraite dans deux mois. Notre bail au GOMED se termine en 2023. Il faudra gérer au mieux ces évènements.

La revitalisation du SAMA reste donc encore une fois depuis plusieurs années le thème de réflexion central de notre AG. Comment attirer de nouveaux adhérents ? Faut-il modifier nos statuts pour recruter au-delà des anciens médecins militaires de carrière ? Il devient extrêmement urgent de faire des propositions argumentées puis de trancher.

Notre site WEB demande encore à être modernisé. Nous avons aussi investi dans un «SAMA Digital ». Cette ségrégation des canaux d’information est à la mode mais elle n’est efficace que si l’on a un public jeune suffisant.

Nous avons donc énormément de travail pour l’année en cours et les suivantes si le SAMA parvient à surmonter les difficultés présentes.

En espérant nous revoir tous en bonne santé avant la fin 2021, autour d’une table, avec nos amis des associations.

3. Le Rapport financier du trésorier, le Dr Jean-Louis PINAUD, expose les dispositions de réduction des dépenses imposées par la baisse des recettes et la nécessité d’entamer les faibles réserves. Elles ont abouti à un redressement de la situation. Le rapport financier est approuvé à l’unanimité.

Ces trois Rapports ont été discutés dans un dialogue serein et constructif où chacun a apporté ses remarques, ses propositions, son expérience particulière de tel ou tel dossier, en particulier celui des retraites suivi par le Dr Gérard DESMARIS dans le cadre de la CPRM (Confédération des Personnels Retraités Militaires) et de la Caisse Nationale Militaire de Sécurité Sociale qui est représenté par le Président, ils ont été APPROUVES à l’UNANIMITE. Aucune abstention.

Une brève intervention du Secrétaire Général annoncera que le Conseil d’Administration est inchangé. Le président reste en exercice et le Secrétaire Général ne renouvelant pas son mandat, le SAMA les remercie pour leur efficace dévouement et le nouveau Bureau  est établi comme suit :

  • Présidents d’honneur :
  • Bernard LEFEVRE : (retraites et mesures sociales) 
  • François CHASSAING
  • Philippe PEU DUVALLON
  • Past président en charge du web : Xavier LONIEWSKI 
  • Président : Gérard DESMARIS
  • Secrétaire général : Michel ROBERT 
  • Secrétaire général adjoint : Bernard LEFEVRE
  • Trésorier : Jean-Louis PINAUD
  • Modérateur : François DAVID

A 22 h 15 h la séance est levée, en remerciant tous les participants.

Docteur Michel ROBERT

Secrétaire Général du SAMA

Bioforce, épidémies et Vaccination de masse

LA NEWSLETTER DU SAMA du 11/03/2021

Edito du Président 

Chers et chères camarades,Notre vie est toujours rythmée par les contraintes liées à l’état d’urgence sanitaire.Un espoir cependant : pour le Pr Bruno LINA « la troisième vague pourrait être la dernière ». Les variants du SARS CoV- 2 se multiplient –anglais, brésilien, sud-africain, finlandais, new yorkais…-mais restent très similaires. Cela voudrait dire, d’après le directeur du centre lyonnais de référence des virus respiratoires, que le virus n’arrive pas à s’échapper des contraintes immunitaires qu’il rencontre et que même si les taux d’incidence augmentent dans certains territoires, la phase de décroissance serait proche. Si on arrivait à accélérer la vaccination, le retour à une vie plus normale à court terme serait alors possible. La Commission Européenne a déjà conclu des accords avec huit laboratoires ayant mis au point un vaccin ; ce qui représente un potentiel de plus de 2,5 milliards de doses. Mais si l’on a plusieurs vaccins qui ont fait leur preuve d’efficacité, il manque d’usines pour les produire rapidement en nombre suffisant. De plus les vaccins ne pourront mettre un terme à la pandémie que si tous les pays reçoivent des doses de façon rapide et équitable. La responsable scientifique de l’OMS prévient : « nous n’allons pas atteindre l’immunité collective en 2021.Autre point sensible, le manque de néopolypropylène, matière de base pour la production des films de masques chirurgicaux mais aussi du petit matériel de laboratoire en plastique comme les cônes de pipettes pour tests. Une seule source importante et actuellement active de matière première se trouve en Corée du Sud.Lors du dernier bureau, Michel ROBERT-DE FOI a suggéré le thème « Bioforce et vaccination de masse. » Il nous relate l’historique de la Bioforce des armées ainsi que sa participation à l’intervention lors de l’épidémie de choléra fin 1993 à DJIBOUTI.Le concept BIOFORCE est né dix ans après une meurtrière épidémie de méningite cérébrospinale A au Brésil, jugulée par une vaccination de masse. Il est pour moi tentant d’interroger l’histoire pour savoir si toutes les leçons en ont été tirées et si certaines auraient servi à mieux combattre la COVID-19. Il convient cependant de rester prudent car le « monde », les sociétés humaines, les organisations, les industries…ont bien changé.Si vous avez des questions sur ce thème ou des expériences personnelles, faites-en part  pour une prochaine news letter. Quelques nouvelles pour ceux et celles qui sont toujours affiliés à la CNMSS. Sur les 883 personnels de la caisse à Toulon, 62% sont en présentiel sur le site. Les autres sont en télétravail mais en mode dégradé car sans matériels informatique adapté pour traitement des dossiers. Suite aux mesures de confinement la caisse militaire a observé chez ses ressortissants une baisse de 30% des interventions chirurgicales, de 20% des endoscopies et de 20% des AVC. Ce qui n’est pas de bon augure pour l’avenir.Le 4 février dernier, les membres du conseil d’administration dont votre serviteur fait partie ont approuvé la convention de partenariat (ASIAM) « qui a pour objet de définir les modalités et conditions selon lesquelles la Cnam met à disposition les services, applications et supports informatiques  permettant à la CNMSS, dans un environnement sécurisé, d’assurer pour le compte de ses bénéficiaires et de ses autres tiers, la gestion du régime obligatoire d’Assurance Maladie ainsi que ses missions déléguées, c’est-à-dire les soins aux invalides de guerre et les accidents imputables au service. » Cette bascule informatique devrait en principe être transparente pour les affiliés. Vérifier quand même vos remboursements sur AMELI.Bien amicalement.

Gérard DESMARIS
Président du SAMA  

LA NEWSLETTER DU SAMA 

Bioforce Militaire, épidémies et Vaccination de masse
 
HISTOIRE DE LA TASKFORCE DU SSA (1983-2001) DANS LA LUTTE CONTRE LES ÉPIDÉMIES
 
par le DR MICHEL ROBERT-DEPOI


PISTOLET À INJECTION HYPODERMIQUE SANS AIGUILLE


Il était une fois la Bioforce, à la fois module et organisation militaire humanitaire, isolée de l’Elément Médico Militaire d’Intervention Rapide (EMMIR)et amenée à être projetée en un temps record pour répondre à des demandes extérieures (OMS, militaires ou civiles étrangères) de crises épidémiques. Elle pouvait inclure une campagne de vaccination de masse, quand un vaccin était disponible.
Le module (matériels, équipements, labos mobiles, unités de traitement de l’eau…) était stocké à la pharmacie centrale d’Orléans qui en assurait la maintenance. Les vaccins fabriqués et mis à disposition par les Laboratoires Mérieux de Lyon. La logistique et le transport assurés par l’armée de l’Air au départ de l’aéroport de Lyon-Bron. Les personnels desanté étaient prélevés sur l’Institut de Médecine Tropicale du Pharo, l’HIA Laveran et sur une liste RENHOSP (Renfort Hospitalier) de  spécialistes volontaires et comportait pour chaque départ un chef de mission, épidémiologiste, des biologistes et techniciens de laboratoires, des médecins cliniciens, pédiatres et  des infirmier(e)s. D’autres personnels administratifs et logisticiens complétaient le dispositif.
La bioforce était exemplaire par sa souplesse et sa réactivité. Mais aussi par son organisation et la polyvalence de ses professionnels de santé, tous tropicalistes expérimentés issus du Pharo (leur maison mère depuis 1905) et en capacité d’adapter leur pratique à n’importe quelle situation et zone géographique.
 En outre, chaque fin de mission faisait l’objet d’un retour d’expérience permettant d’améliorer le dispositif (utilisation du DERMOJET et/ou du pistolet hypodermique IMOJET, Ringer sous poches plastifiées en relais du verre incompatible avec le fret aérien, pratique de la perfusion par voie intra osseuse (VIO) chez les enfants déshydratés …).
En presque 20 ans, ce sont 26 missions de la Bioforce qui seront réalisées, en Afrique, en Amérique latine et dans les Balkans sous la houlette de l’Institut de Médecine tropicale du Pharo.
 
Origine :
 
La bioforce est née dans les années 80 de la rencontre de deux fortes personnalités lyonnaises ;
–  Charles Mérieux, médecin biologiste, directeur des laboratoires Mérieux, spécialisés en méthodes de diagnostic des maladies infectieuses et alors fabricant de vaccins dont le vaccin de la méningite A+C.
 –  Léon Lapeyssonnie, issu de l’ESSA de Lyon, opte en 1936 pour le corps de santé colonial. Médecin tropicaliste, il est sensibilisé, dès le début de son premier séjour en Afrique, au combat mené contre la trypanosomiase africaine par les équipes mobiles créées par Jamot. Il va s’en  inspirer dans la lutte contre d’autres fléaux endémo-épidémiques tels  le choléra et la méningite à méningocoque qui deviendra son cheval de bataille. Au point de donner son nom à la « Ceinture de la méningite de Lapeyssonnie » pour désigner la progression du méningocoque tueur qui parcourait périodiquement les pays de la bande sahélienne de Dakar à la mer rouge. Plus tard, de passage au Pharo, il mettra en route l’unité de recherche des méningocoques appelée à devenir centre collaborateur de l’OMS.
L’alliance avec Mérieux et la mise au point d’un vaccin antiméningococcique.  A et C par ce dernier jettera les bases de la création de la Bioforce.
Ce concept connaîtra son apogée en 1974 au Brésil où grâce à la production Mérieux, ce ne sont pas moins de 90 Millions de Brésiliens qui bénéficieront de la vaccination contre la méningite A+C en moins de six mois !!
Le choléra a été également la source de fréquents appels à la Bioforce depuis 1965 (nous en sommes alors à la 7°pandémie) à la faveur des catastrophes hydro- climatiques et de désordres sociaux en tous genres. Nombreux sont parmi nous ceux qui, en poste isolé, se souviennent d’avoir vacciné au dermojet sous les ailes de DC3 ou qui pour d’autres ont traité, dans des hôpitaux sous tente, des milliers de patients réduisant considérablement la mortalité (TL. naturelle 50% ==)> 1%)
 
L’Histoire de la Bioforce Militaire fait remonter sa filiation au début de l’aventure du Service de Santé Colonial. N’ayons pas peur des mots. Un historien écrira que « la seule chose que l’on pourrait reprocher au Service de Santé Colonial c’est d’avoir été indirectement à l’origine du boom démographique africain » Et nos confrères anglais admiratifs iront même jusqu’ à le qualifier de « French system ».
Dès 1910, en effet, le service de santé colonial, en collaboration avec les instituts Pasteur d’OM et d’autres Centres de recherche africains et asiatiques met en place une médecine mobile originale pour faire face à des affections endémiques bien identifiées. Les médecins pionniers et leurs équipes étaient alors amenés à quadriller des zones géographiques parfois étendues pour évaluer, recenser et traiter ou vacciner.
Ce seront pour commencer les équipes Jamot de lutte contre la maladie du sommeil (tournées en marguerite). Puis suivront pour ne citer que les principaux :
 En 1945, Le Service Général d’Hygiène Mobile et de Prophylaxie (SGHMP)
 En1957, les services nationaux des Grandes Endémies qui vont s’attaquer à la trypanosomiase, au paludisme, à la lèpre, l’onchocercose, aux tréponématoses aux méningites à méningocoques et à la variole. La proclamation par l’OMS en 1976 de l’éradication de cette dernière en Afrique et dans le monde par la vaccination donnera lieu à la remise par le CDC d’Atlanta à l’Institut de médecine tropicale du Pharo d’une plaque commémorative rendant hommage aux médecins militaires qui n’ont pas hésité à « aller jusqu’au bout du chemin » pour remplir leur mission
En 1965, et donc au début des indépendances africaines. Labusquière crée le service de médecine préventive et d’hygiène publique avec un volet PMI et Couverture vaccinale. Viendront ensuite les Plans élargis de Vaccination (PEV) appuyés par l’OMS, UNICF, Rotarys …et pilotés par la nouvelle génération de médecins africains.

Épilogue :
 
En 2001, la Bioforce a cessé d’exister suivie en 2013 par la fermeture du Pharo. En cause, le désengagement de la France face à une coopération multilatérale dans les pays en voie de développement, la réduction des effectifs et des budgets et la réorientation du SSA vers le soutien exclusif des forces notamment dans le cadre des Opérations Extérieures (OPEX). Une page est tournée sur le savoir-faire de cet organisme qui n’a bénéficié que d’une communication interne et a reçu son coup de grâce le jour où des ONG, par médias interposés, ont réussi à imposer l’idée que « militaire ne pouvait rimer avec humanitaire ». Le SSA continue néanmoins au sein de l’Institut de Recherche en Biologie des Armées (IRBA) à suivre et à surveiller l’évolution des maladies infectieuses de par le monde dans le cadre de la prophylaxie des unités et de l’aptitude opérationnelle de ses personnels.

Et maintenant ? Face au Covid :
Le succès de la lutte contre les épidémies en Afrique comme en Asie fut le résultat d’une collaboration étroite entre des chercheurs et des hommes de terrain qui ont su partager les succès comme les échecs au prix d’un dévouement et d’une ténacité dans des conditions d’exercice difficiles, au péril de leur vie. En ont résulté des découvertes majeures (Peste, Paludisme) et la mise au point de nouveaux vaccins (Peste à Tananarive et Fièvre Jaune à Dakar).  Les 18 Instituts Pasteur OM étaient alors en mesure d’assurer la fabrication de la totalité des vaccins. 
  
Le  Monde  a changé :
Sous l’égide de l’OMS, La Santé Globale a émergé avec son mot d’ordre  « ONE HEALTH » Et Il faudra
s’habituer à la notion de Santé Internationale et aux programmes internationaux de lutte et d’aide humanitaire  aussi nombreux que concurrentiels.
Les Instituts Pasteur d’OM ne fabriquent plus de vaccins. Pas plus que Bio Mérieux (côté en Bourse)  orienté vers  la biologie industrielle, l’immunothérapie et la recherche en sciences nutritionnelles. 
Face au Covid 19, La vaccination s’avère le seul recours pour un retour à une vie sociale et économique normale mais avec un triple défi ; organisationnel, logistique et financier.
Les pays du Sud et de l’Union Africaine (UA) en particulier, qui n’ont pas de stratégie du carnet de chèques pour se procurer « ce bien commun universel », vont se trouver dans une situation d’apartheid vaccinal. Mais déjà la Chine vient combler ce déficit d’aide occidentale. 
La stratégie quasi militaire d’Israël, qui a déjà vacciné la moitié de ses 9 millions d’habitants, sera à suivre quant aux résultats à court et moyen termes.




 
Reste à espérer que cette période critique soit propice à l’imagination et à l’innovation. C’est déjà le cas avec le pistolet hypodermique canadien Med-Jet (tiens le revoilà), le nanopatch vaccinal de l’australien M. Kendall ou le spray nasal thérapeutique qui s’avèrent prometteurs.
                                                                    Michel Robert, le 24 Février 2021
 
 
 
 
DJIBOUTI 93 À REBROUSSE CHEMIN :
Dr. Michel Robert
 
C’est en ce début de juillet 93, une arrivée sur fond de Khamsin, ce vent du désert qui fleure bon le 3 fois 50 (50 Km/h, 50° à l’ombre et 50j.). Nous n’en souffrirons, paradoxalement, que pendant nos périodes de repos !
C’est l’extraordinaire travail de la Légion Etrangère (13°DBLE) qui nous a livré en 48h chrono un hôpital sous tentes avec une poche d’eau de 4000l, l’électricité et une dizaine de toilettes abritées en bord de plage, un luxe.
C’est du crésyl et du Chlore à volonté, deux ingrédients essentiels.
C’est la rencontre avec l’ONG. MSF Hollande présente depuis plusieurs mois, assez démunie face à une épidémie mais disposant d’une charmante porte-parole anglais, qui, chaque samedi, se rend à Nairobi pour faire un point presse auprès de Reuter, AFP… No Comment !! 
C’est l’aéroport bouclé tous les midis alors qu’on y attend le ravitaillement sanitaire. Une très haute personnalité vient y contrôler la qualité du Khat frais en provenance d’Addis-Abeba.
Mais c’est surtout une aventure humaine sans précédent, sept semaines durant, marquée par la reconnaissance (des yeux) de nos soignés qui, malgré leur extrême pauvreté, s’accrochent encore à la Vie silencieusement et avec dignité.

09/03/2021 INFOS CORONAVIRUS  DERNIÈRE MINUTE
Dr. Michel Robert
 
 Où l’on apprend que :
    -Le service SSA des armées a ouvert au Public 4 centres de vaccination dans ses hôpitaux de Clamart (Percy), Bordeaux, Metz et Toulon et qu’il est présent à Mayotte en renfort de lits de réanimation, la surpopulation de l’Ile s’avérant être un très bon starter d’épidémie,
    -L’Institut Pasteur a encore 3 candidats vaccin à l’étude qui seront validés sans doute en fin d’année 2021. Mais quid de la chaine de production ?
    – la France, n’ayant sans doute pas confiance en ses ressources humaines ou étouffée par ses organismes de Santé Publique tentaculaires, fait appel depuis plusieurs mois à des cabinets privés étrangers (Mc Kinsley Compagny, Kantar Health) pour leurs conseils en stratégie vaccinale. Un comble !
    -Que l’Europe, par la voie de Thierry Breton, est sur la voie d’un partenariat avec les USA pour la mise en place de chaines de production mondiales localisées sur ces 2 continents. Vous avez dit Guerre au Coronavirus et Conseil de défense ? Voici venir son industrie d’armement.
 
 
CONCEPT BIOFORCE ET VACCINATION DE MASSE
Dr Gérard DESMARIS

Septembre 1976, frais thèsé je suis invité comme tous les camarades de la promotion 69 par « Monsieur Jean » (Mérieux). Visite de l’usine de production de Marcy l’Étoile suivie comme il se doit à Lyon d’un bon repas. L’Institut Mérieux est encore tout auréolé de son succès brésilien contre la flambée de méningite cérébrospinale A (MCSa) deux ans plus tôt.
Mais revenons aux années 60, au début de cette histoire, c’est-à-dire l’épopée de Léon Lapeyssonie et Charles Mérieux.
Le médecin général Lapeyssonie est alors détaché par l’IMTSSA comme consultant à l’OMS pour sa connaissance des épidémies africaines et notamment celles de MCSa. Il est très inquiet de l’observation in vitrod’une sulfamido-résistance grandissante de souches de méningocoques sérogroupe A qui sont les plus fréquentes au sahel. Un vaccin serait le bienvenu. Louis Greenberg du Laboratoire d’Hygiène d’Ottawa qui avait réalisé deux types de vaccins antiméningococciques (germe entier et germe lysé) apparemment bien supportés, mais à l’efficacité pas assez démontrée, laisse tomber ses recherches. L’OMS envoie alors Lapeyssonie discuter avec l’Institut Pasteur de Paris. Le secrétaire général adjoint de l’IP, le Dr Mercier, ne croit pas au danger de la sulfamido-résistance sur le terrain (c’est avant l’épidémie de FÈS de 1966-67) et refuse de s’investir dans la mise au point d’un vaccin. L’OMS se tourne alors vers l’Institut Mérieux. Lapeyssonie avait rencontré Charles Mérieux à Tunis en 1960. Après réflexion avec ses équipes (Triau, Donikian), reconnaissant qu’il n’avait aucune compétence dans le domaine de ce type de vaccinations, il accepte néanmoins le challenge assuré de l’aide de l’IMTSSA /Pharo (Dr Faucon) mais aussi de l’OMS, de l’Institut Rockefeller (Emil Gotschlich et son vaccin polysaccharidique).
Plusieurs essais du vaccin à germe entier menés à partir de 1967, le premier à Yako, ne peuvent prouver leur efficacité ; enfin ceux menés avec un vaccin polysaccharidique en 1972-73 en Égypte et au Soudan sont totalement concluants.
Les flambées épidémiques dans la ceinture africaine dite de Lapeyssonie commencent à être circonscrites, comme celles en lien avec les pèlerinages vers La Mecque. 
C’est dans ce contexte que surgit en 1974 au Brésil une épidémie de méningite de souche africaine. Un début d’épidémie de MCS à sérotype C, fréquent en Amérique, avait débuté en 1971. Puis était apparue à l’hiver 1973 une épidémie à sérotype A qui, étant plus épidémiogène avait supplanté le C. Le but est de vacciner 80% de la population soit environ 80 millions d’habitants contre les deux sérotypes.
En 1974 l’Institut Mérieux était le seul au monde à avoir développé et produit un vaccin antiméningococcique A. Il sera seul à traiter avec le Brésil sur le sol duquel il est présent depuis 1946. 
Nous sommes en période estivale ; les personnels sont rappelés, les chaînes de production tournent nuit et jour. Tous les fermenteurs, centrifugeuses, lyophilisateurs sont réorientés vers cette production au détriment de certains vaccins vétérinaires. La construction d’une nouvelle usine est programmée. 90 millions de doses seront produites en six mois ! La production journalière des chaînes a été multipliée par cent. A cette date Alain Mérieux a pris la direction exécutive de l’Institut, Charles qui rêvait de « vacciner tous les enfants du monde » préside sa fondation.
Cependant l’aspect logistique a été sous-estimé. Finalement Air Inter assure le pont aérien entre Lyon et Paris, puis la Varig entre Paris et les villes brésiliennes. Les autorités locales assurent la logistique pour vacciner la population au moyen du Ped’o jet américain, pistolet hydraulique injecteur sans aiguille. Le Brésil est un état fédéral de plus de 8 millions de kmavec des mégapoles et des étendues de faible densité humaine. Ceci explique la disparité d’efficacité de la logistique. Les dix millions d’habitants de São Paulo sont vaccinés en cinq jours, quasiment toute la population brésilienne le sera en six mois. L’épidémie est jugulée.
L’Institut Mérieux est depuis longtemps un spécialiste des sérums (antirabique, antitétanique, anticoquelucheux…). Il extrait aussi des gammaglobulines à partir de placentas. Lapeyssonie avait déjà convaincu Mérieux de l’intérêt des gammaglobulines spécifiques antiméningoccociques en traitement préventifou curatif, surtout pour les plus jeunes enfants ; elles doivent être injectées dans le liquide céphalorachidien. Leur intérêt est aussi d’être plus rapidement et facilement produites.
L’opération Jeanne d’Arc n’aura pas lieu ! Charles Mérieux a obtenu l’accord de l’amiral Joire-Noulens, chef d’état-major de la marine pour faire vacciner par le SSA les quelques 1100 membres des équipages de la Jeanne (capitaine de vaisseau Brac de la Perrière) et de la frégate Le Forbin qui doivent faire escale à Rio de Janeiro après une relâche aux Antilles françaises. Lors de cette relâche le Centre de transfusion des armées ferait les prélèvements de sang qui seraient expédiés à Lyon pour extraction des gammaglobulines à livrer aux brésiliens. Paulo de Almeida Machato, le Ministre de la santé du Brésil y était apparemment favorable mais l’importation/exportation de produits sanguins est un sujet sensible pour Brasilia qui ne donnera pas son feu vert.
L’expérience du Brésil aboutira 10 ans plus tard, à la création de la BIOFORCE.
Son but : frapper vite et fort avec une organisation du travail sans faille.
En fait il faudrait dire bioforces, avec la création à Lyon, sous l’impulsion du Dr Charles Mérieux, de la première école de logistique humanitaire ainsi que d’une bioforce militaire.
La Bioforce militaire résulte d’une convention signée en 1983, entre le Ministère de la Défense, le Ministère des Affaires Etrangères, le Ministère de la Coopération et la Fondation Mérieux. (Elle sera révisée en 1996 Meccano industriel de parties prenantes oblige).
En mai 1983, Charles Hernu, ministre de la défense, Etienne Carrot, président de la chambre de commerce et d’industrie de Lyon, signent deux protocoles d’accord qui fixent les conditions de la mise en place sur l’aéroport de Lyon-Bron, situé à proximité de l’école de santé militaire, de la Force d’assistance humanitaire militaire d’intervention rapide (FAHMIR), conçue comme une  » force de frappe humanitaire capable en moins de vingt-quatre heures d’être à pied d’œuvre en n’importe quel point du globe « . Les industriels s’engagent à stocker des lots de certains vaccins et produits biologiques.
La FAHMIR groupe plusieurs éléments complémentaires qui, isolément ou associés, peuvent intervenir, à la demande d’États touchés par des catastrophes naturelles ou par des épidémies de grande ampleur. Ces éléments sont : une antenne chirurgicale aérotransportable ; l’élément médical militaire d’intervention rapide (EMMIR) et la bio-force militaire. On peut ajouter la Cellule d’Identification des Victimes de Catastrophes (CIVIC). Le ministre avait auparavant déclaré de façon lyrique :  » J’aime cette image du soldat auxiliaire de la médecine, qui connaît la force des armes mais qui, en même temps, et dans la même action, soigne, nourrit, construit, bref sait également être une force de paix « .  » Pourquoi ne pas créer une force européenne d’intervention humanitaire, pas nécessairement militaire, d’ailleurs, et l’implanter ici, à Lyon-Bron, au cœur de l’Europe ? « 
La Bioforce militaire interviendra une vingtaine de fois en 25 ans pour des vaccinations de masse (MCS, choléra, rougeole), maîtrise d’épidémies de paludisme, surveillance épidémiologique (dans les camps réfugiés par exemple). Après 2000 le contexte change, le format du SSA change. Il intervient de façon plus interministérielle et internationale comme par exemple lors de l’épidémie meurtrière à virus Ébola en 2014. (C’est dans le laboratoire P4 à Lyon que la souche du virus à l’origine de l’épidémie a été identifiée en mars 2014).
La bioforce civile dans laquelle la Fondation Mérieux est encore aujourd’hui partie prenante, continue à former environ 1500 étudiants par an aux nombreux métiers de l’humanitaire. En 35 ans elle a changé plusieurs fois de nom (association, institut), de direction et de locaux.
Il a toujours existé des relations entre le SSA, les armées et cette école. Le médecin général Lapeyssonie sera de son vivant le parrain de la promotion 1983.

POUR RÉSUMER ET CONCLURE
BIOFORCE est née dix ans après une meurtrière épidémie de méningite cérébrospinale au Brésil jugulée par une vaccination de masse. Il est tentant d’interroger l’histoire pour savoir si toutes les leçons en ont été tirées et si certaines auraient servi à combattre la COVID-19. Il convient cependant de rester prudent car le « monde », les sociétés humaines, les organisations, les industries…ont bien changé.
Nous avons d’abord une bactérie, le méningocoque A qui devient résistant aux antibiotiques et va supplanter le méningocoque C en Amérique, particulièrement au Brésil en 1973/74. Aujourd’hui nous avons une pandémie virale à COVID-19 avec des mutants plus contagieux, plus agressifs que le virus originel dont ils prennent la place. Le monde entier est touché mais le Brésil, encore une fois particulièrement. On observe cette capacité d’adaptation des germes, bactéries comme virus. Dans les deux cas une vaccination de masse semble l’espoir ultime.
Oui, à l’époque, l’Institut Mérieux a rapidement mis au point et produit un vaccin contre la MCSa. Mais n’oublions pas qu’il a tâtonné plusieurs années avant d’opter pour un vaccin innovant à polysaccharidescapsulaires en place du vaccin à germe entier. C’était alors le seul institut au monde à pouvoir proposer ce vaccin.
Aujourd’hui nous avons plusieurs vaccins disponibles contre le Covid-19. Ils ont été développés en moins d’un an. Les plus efficaces résultent encore d’une innovation savoir l’utilisation d’un ARN messager de synthèse. L’utilisation de l’ARNm est vraiment une rupture technologique et peu sont ceux qui y ont cru. Elle vaudra peut-être un prix Nobel à Katalin KARIKO.
Disposer d’un vaccin c’est bien, encore faut-il pouvoir le produire rapidement en quantité suffisante.
En 1974, l’Institut Mérieux avait réussi à multiplier sa production journalière du vaccin antiméningococcique par cent. Ceci au prix d’un effort exceptionnel de ses personnels et en réorientant ses chaînes sur ce seul vaccin, quitte à acheter les vaccins amenés à manquer auprès des concurrents. Dans le même temps une nouvelle usine, seule solution pérenne sortait de terre. Aujourd’hui, encore une fois, nous constatons un souci de production des vaccins. Elle est rendue peut-être plus difficile du fait de leur complexité et de la technicité demandée. Cependant l’on voit la bonne volonté de certains laboratoires pour produire ou aider à produire un vaccin. C’est aussi leur intérêt lorsque des chaînes sont peu sollicitées. Sanofi va produire des vaccins Pfizer BioNtech et Johnson and Johnson, en attendant de produire son propre vaccin pas encore homologué. Force est de constater que l’on n’a pas d’industrie de production adéquate pour répondre à un besoin urgent massif.
Le point faible de la campagne de vaccination de masse au Brésil en 1974 a été la logistique. État fédéral, avec de grande disparité de densité de population, chaque région a été responsable de la logistique locale. Son efficacité a été jugée inégale. Cependant l’objectif de vacciner 80% de la population soit 80 à 90 millions de personnes a été atteint en six mois. Pour la pandémie actuelle Covid-19, il est peut-être un peu tôt pour tirer des enseignements tant que l’on ne dispose pas de suffisamment de doses. La discussion porte plutôt sur la stratégie vaccinale : qui vacciner en priorité et avec quel vaccin.
Un point soulevé en 1974 est important : pour juguler une épidémie il vaut mieux compter sur un ensemble de moyens car la seule vaccination peut être insuffisante car pas assez rapide ou inadaptée à certaines catégories de personnes (voir la proposition de recours à la sérothérapie). C’est toujours vrai aujourd’hui et peut être encore davantage. En effet après-guerre la société était pro-progrès et pro-vaccination, ce qui n’est plus le cas.
Enfin je terminerai par l’interview du 14 janvier dernier d’Alain Mérieux « vieux sage aux fulgurances » selon les journalistes du média Lyon décideurs.
« Humilité, ambition, goût du risque et innovation, ardente nécessité du partage » sont les cinq leçons à retenir.
Pour en savoir davantage :
–        Histoire du développement, de la production, et de l’utilisation du vaccin contre la méningite A (1963-1975) Baptiste Baylac-Paouly Thèse soutenue le 22/11/2018 LYON IHAL Id: tel: 02003244https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-02003244
–        Interview Claude Lardy ancienne secrétaire générale de la fondation Mérieux et présidente d’honneur de Bioforce. https://www.youtube.com/watch?v=zPPGLzWYNHE
–        Interview Alain Mérieux président de la fondation Mérieux https://www.youtube.com/watch?
–        La BIOFORCE Militaire, exemple de moyen humanitaire gouvernemental J.P. BOUTIN Med-Trop2002; 62:386-390

LES VŒUX DU PRESIDENT ET DES MEMBRES DU BUREAU ET DU CA

18/01/21

Edito du Président du 18/01/2021

Chères et chers camaradesNous sommes entrés dans la deuxième année de la pandémie de Covid-19 et tentons de faire face à ses vagues meurtrières successives. En cette mi-janvier le couvre-feu a été avancé de deux heures et généralisé à tout l’Hexagone en espérant éviter un nouveau confinement dur. L’apparition de variants du virus originel, a priori plus transmissibles, inquiète. Le britannique VOC 202012/01 a déjà été retrouvé dans 50 pays, le sud-africain 501Y.V2 recensé dans 20 pays et récemment un nouveau variant  « amazonien ? » a été identifié au Japon sur quatre personnes en provenance du Brésil.La vaccination débutante donne l’espoir d’un contrôle de la crise sanitaire dans quelques trimestres. L’émulation et la coopération entre instituts, laboratoires, start-up ont permis la mise au point de vaccins efficaces et sûrs en un temps record. Cependant, mi-décembre, la France était le pays le plus réfractaire à la vaccination 56% des français n’envisageaient pas alors de se faire vacciner contre la Covid 19. Aujourd’hui, mi-janvier, un sondage indique un renversement de tendance, c’est heureux au pays de Pasteur. La crainte d’effets secondaires après une mise au point très rapide explique une grande partie des réticences, ce qui se comprend. Une partie de la défiance a pour origine les campagnes de vaccination contre l’hépatite B des années 90, vaccin à l’époque incriminé dans l’apparition de scléroses en plaque. La campagne vaccinale contre la grippe H1N1 en 2009 a aussi semé la confusion dans l’opinion publique. Une partie de la population reste persuadée que la campagne de vaccination sert à enrichir l’industrie pharmaceutique dans le cadre d’une collusion avec le Gouvernement. En cause, les théories conspirationnistes sur l’origine de l’épidémie et sur les vaccins qui circulent sur les réseaux sociaux. Le succès du documentaire « Hold Up » en atteste. Les réseaux sociaux ont changé la politique. Massification et dérèglementation de l’information auraient aussi des effets sur le cerveau humain et sur notre manière de débattre écrit Gérald Bronner- sociologue membre de l’Académie nationale de médecine-dans son livre « Apocalypse cognitive ». Nous aurions une tendance naturelle à privilégier les contenus les plus clivant, les plus simples et les plus violents, au détriment des plus nuancés propices aux compromis. Il y a là un grand défi pour les années à venir.Si les armées françaises ont pour l’instant été peu mises à contribution dans la campagne débutante de vaccination contre le Covid-19, elles ont assuré le transport de super-congélateurs outre-mer et des 30 000 premières doses de vaccin en Polynésie et en Nouvelle-Calédonie. Quatre spécialistes de la logistique ont été détachés au ministère de la Santé.La médiatisation de la vaccination a éclipsé les recherches sur les traitements, notamment le repositionnement d’anciennes molécules comme l’ivermectine ou la nitazoxamide ; c’est dommage.Les gestes barrières resteront longtemps encore nécessaires. Le port du masque n’est plus uniquement obligatoire dans les espaces clos mais aussi aux abords des écoles, dans certaines rues très fréquentées, et même dans des villes entières comme Paris. Nous ne retrouverons sans doute jamais plus le monde d’avant, nous ne pouvons qu’espérer un monde d’après crise plus vivable socialement parlant.Une pandémie se nourrit toujours de la misère et du désordre du monde. Ce sont malheureusement des maux en pleine expansion.Depuis des décennies, les armées françaises interviennent pour maintenir un certain ordre, sous pavillon ONU, UE, OTAN ou national. Aujourd’hui, l’épicentre militaire de la crise dans la bande sahélo saharienne se trouve au Liptako Gourma, aux frontières du Mali, du Niger et du Burkina Fasso, zone abandonnée par ces états africains. Trois groupes terroristes distincts sont en rivalité pour son contrôle. Les djihadistes laissent faire les trafiquants d’armes, de drogue, de carburant, de médicaments, en prélevant des taxes ou une part de la marchandise. La moitié des militaires français tués en OPEX depuis 2013 l’ont été dans cette zone, dont le jeune médecin Marc Laycuras en 2019. Nous pensons bien sûr fortement à eux. De nouveaux véhicules blindés légers vont être livrés, mais face à 40 kg d’explosif le meilleur VBL ne peut protéger ses occupants. La détection des engins explosifs improvisés IED pourrait être améliorée avec l’utilisation de radars pénétrateurs de sols.Les militaires et leur famille sont, comme la population générale, touchés aussi par la Covd-19 ; de nombreuses et intéressantes mesures ont été prises. Je vous invite à les consulter sur le site https://www.defense.gouv.fr/actualites/articles/ministere-des-armees-covid-19. La crise sanitaire impacte fortement l’activité opérationnelle qui devrait revenir à un niveau satisfaisant en septembre d’après l’état major.La crise sanitaire a des répercussions politiques sur le calendrier des réformes. La fermeté sur les dossiers régaliens comme la sécurité globale est affirmée, le projet de loi sera examiné dans les prochaines semaines. Le projet de loi « climat » sera défendu au printemps. En revanche le report au prochain quinquennat de l’emblématique réforme des retraites est acté. Cependant, Bruno Lemaire, Ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, réaffirmait la nécessité de cette réforme qui fusionnerait tous les régimes en un seul. Du coup la réforme devrait devenir un sujet pour la présidentielle.Le Haut Comité d’Evaluation de la Condition Militaire dans son 14 ème rapport, de juin 2020, intitulé « Les pensions militaires de retraite, finalités, état des lieux, enjeux d’une réforme » fait part de ses réflexions. Je vous joins une synthèse de cet épais document qui met en relief les points qui pourraient avoir des effets bénéfiques et ceux qui pourraient être négatifs. Il formule des recommandations qu’il conviendra de soutenir lorsque le projet de réforme viendra en discussion au Comité Permanent des Retraités Militaires CPRM. Il s’agira en particulier de maintenir la spécificité des pensions militaires qui ne sont pas qu’une assurance vieillesse mais aussi un outil de gestion des ressources humaines des armées qui permet de régénérer les forces et de conserver leur jeunesse relative. Le Haut Comité souligne qu’en assumant les neuf dixièmes du régime des pensions militaires, l’Etat ne finance pas tant un déficit qu’une politique de défense. Je vous demande de bien vouloir me faire part de vos commentaires.Le Médecin général des armées Philippe Rouanet de Berchoux, nommé directeur central du service de santé des armées à compter du 31 octobre 2020, a favorablement répondu à la demande d’entretien avec le SAMA formulée par notre secrétaire général. Notre présence au CPRM doit être un atout important pour le SSA en vue de faire remonter des messages hors chaîne institutionnelle directe. Plus nous serons nombreux, plus nous seront entendus. C’est pourquoi il est capital aujourd’hui d’enrayer la chute naturelle de nos effectifs. Nous n’avons plus la ressource humaine nécessaire, déjà pour gérer au jour le jour le syndicat et encore moins pour participer à des études et faire des propositions en tant que syndicat. Le devoir de mémoire, partagé avec les associations, est important mais pas suffisant. Au-delà de la ressource humaine, la ressource pécuniaire s’amenuise et devient problématique. Mon (votre) assistante dévouée part en retraite dans six mois. Notre bail au GOMED se termine en 2023. La revitalisation du SAMA sera le thème de réflexion primordial de notre AG qui se tiendra en principe le 27 mars prochain. Avons-nous tout tenté pour attirer de nouveaux adhérents ? Faut-il modifier nos statuts pour recruter au-delà des anciens médecins militaires de carrière ?Je vous adresse, ainsi que les membres du Bureau et du C.A. du SAMA, à vous-même et à vos proches, tous nos vœux en espérant que  l’année 2021 sera meilleure que celle que nous venons de connaître.
Gérard DESMARIS
Président du SAMA      

LA NEWSLETTER DU SAMA 

Covid 19 : 2021, année vaccinale !
Pierre SALIOU
Professeur agrégé du Val-de-Grâce, 
Ancien Directeur médical de Pasteur-Vaccins
Administrateur du SAMA
 
En avril 2020, dans cette même « Newsletter », en plein premier confinement, j’écrivais qu’il serait miraculeux que le virus SarsCov2 disparaisse spontanément et que c’était la raison pour laquelle la recherche vaccinale était si active. J’ajoutais : « À terme (un ou deux ans, pas avant), seul un vaccin efficace devrait nous protéger de ce nouvel ennemi ».
Ma première prédiction était bonne… mais pas la seconde et je m’en réjouis ! 
En effet, dès la fin du mois de décembre, à peine un an après le début de la pandémie, le vaccin mRNA de Pfizer/BioNtech a été enregistré en Europe pour les personnes à partir de 16 ans, suivi début janvier par celui de Moderna.
C’est vraiment une grande chance de pouvoir bénéficier si rapidement de vaccins aussi efficaces dans un laps de temps aussi court !
En fait, depuis une dizaine d’années déjà, plusieurs laboratoires dont BioNtech et Moderna, travaillaient sur cette technique innovante du mRNA qui s’était révélée très immunogène, pour la mise au point de vaccins contre d’autres virus (Zika par exemple). Ils l’ont immédiatement appliquée avec succès au SarsCov2. Quant aux études d’efficacité de ces nouveaux vaccins, elles ont bénéficié de la forte incidence de la covid19 pour aboutir si vite. Leur bonne tolérance montrée pendant le développement clinique est actuellement corroborée par plus de 2  millions de doses administrées dans le monde.
D’autres vaccins développés selon d’autres techniques suivront en Europe. Les dates ne peuvent être précisées (à part celui de Astra Zeneca, déjà autorisé au Royaume Uni, qui ne devrait pas tarder). Beaucoup d’aléas pèsent sur le développement des vaccins sans que l’on puisse jeter l’anathème sur les laboratoires !
Aujourd’hui, mi-janvier 2021, compte tenu de l’évolution de la pandémie, il est évident que seule la vaccination la plus large possible permettra de la contrôler et, à terme, de nous affranchir des gestes barrières et des diverses restrictions que nous subissons. Nous pourrons alors reprendre une vie normale. Ce n’est pas encore pour demain !
L’objectif final est évidemment d’atteindre une couverture vaccinale la plus universelle possible qui puisse interrompre la transmission et donc la circulation du virus. On en est encore loin. En effet, si les vaccins disponibles sont extrêmement efficaces pour prévenir les cas cliniques de la maladie, formes graves incluses, les données sont encore insuffisantes pour savoir avec certitude s’ils empêchent l’implantation du virus au niveau du tractus respiratoire supérieur et donc, s’ils sont efficaces contre les formes asymptomatiques. 
Compte tenu de l’état des connaissances…et du nombre de doses de vaccins à notre disposition, la stratégie de vaccination retenue en France qui est d’ailleurs pratiquement la même dans tous les pays européens, est la bonne. Avant tout, l’objectif de la campagne est de sauver des vies. D’où la vaccination prioritaire des personnes les plus à risque de contracter des formes graves pouvant être mortelles : non seulement les personnes âgées vivant en EHPAD mais aussi toutes les personnes de plus de 75 ans ainsi que les sujets présentant des co-morbidités. Rapidement, la mortalité due à la covjd 19 devrait diminuer très significativement. 
Bien sûr, la vaccination du personnel soignant est également capitale et l‘idéal serait de vacciner tout le monde sans limite d’âge, 
Cette campagne de vaccination qui débute sera évidemment tributaire du nombre de doses reçues. Il faut espérer que l’approvisionnement en vaccins sera conforme aux prévisions.
Concernant la logistique, la conservation des vaccins à température négative ne facilite pas la tâche. Mais elle ne devrait pas être insurmontable dans un pays comme le nôtre !
J’ajoute deux commentaires :
L’estimation totale du nombre de doses disponibles pour le monde entier en 2021 est de 5 à 6 milliards au maximum. A la fin de l’année nous serons donc encore loin de la vaccination universelle.
Point très positif en France, depuis le début de l’année, le nombre « d’hésitants à la vaccination » semble fondre comme neige au soleil ! Ils commencent à comprendre que le vaccin sera la meilleure façon de « nous en sortir » 
Que chacun d’entre nous puisse se faire vacciner dès que possible, c’est le souhait que je formule en début d’année !